samedi 5 avril 2014

Le manquement à l’obligation de conseil des banques sanctionné

http://www.courrierdesmaires.fr/33727/emprunts-toxiques-le-manquement-a-lobligation-de-conseil-des-banques-sanctionne/


Emprunts toxiques : 

le manquement à l’obligation de conseil des banques sanctionné


Dans sa décision du 28 janvier 2014, le tribunal de grande instance de Paris souligne le manquement de la banque RBS à ses obligations d’information, à l'égard de Lille métropole communauté urbaine. Mais elle n’exonère pas la collectivité territoriale de toute responsabilité dans cette affaire d'emprunts "toxiques".

Analyse de jurisprudence, par Bernard Poujade, avocat au barreau de Paris — Le Courrier des maires a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article publié dans son n°277, de mars 2014
Par un jugement très médiatisé du 28 janvier 2014 « EPCI Lille métropole communauté urbaine (LMCU) c/ The Royal Bank of Scotland PLC (RBS) », le TGI de Paris a jugé que la banque RBS a manqué à son obligation d’information lors de la conclusion des trois contrats d’échange de taux, et à son obligation de conseil lors de la conclusion d’un swap (1). Avant-dire droit sur l’évaluation du préjudice de LMCU, et sur le surplus des demandes des parties, il invite les parties à se prononcer sur une médiation judiciaire.
Le feuilleton des emprunts toxiques est loin d’être terminé. Mais il s’agit de la première décision relevant des manquements aux obligations de conseil et d’information d’un établissement bancaire. Elle est assez nuancée et montre que les collectivités territoriales, les plus grandes en particulier, n’étaient pas totalement dépourvues face aux banques, comme on veut le faire croire parfois. D’autant qu’elles ont mené des politiques actives de gestion de leur dette.
Les contrats ne sont pas annulés, la résolution judiciaire est rejetée. Mais le tribunal estime qu’un préjudice est né du fait des manquements aux obligations de conseil et d’information. Sagement, les juges ont invité les parties à négocier avant de statuer sur ce point. Il n’est pas exclu que la banque fasse appel. D’autres décisions sont attendues. Elles ne manqueront pas d’enrichir le débat sur la gestion de la dette locale.

Les circonstances du litige

LMCU a conclu des contrats de prêt auprès d’établissements bancaires avec des taux susceptibles de varier. Désirant couvrir les risques de taux sur ces emprunts, l’EPCI a conclu avec la société RBS entre les mois de juin et septembre 2007 trois contrats d’échange de taux (swaps). LMCU a souhaité, après la crise financière de l’automne 2008, réduire son exposition au risque, et des négociations entre les parties ont permis le réaménagement de certains contrats, mais non celui des trois swaps litigieux.
L’EPCI a assigné RBS devant le TGI de Paris afin d’obtenir, à titre principal, l’annulation des contrats de swaps, à titre subsidiaire, leur résiliation judiciaire et, en tout état de cause, l’allocation de dommages-intérêts.

Le rejet de la demande d’annulation pour dol et erreur

LMCU n’établit pas avoir été trompée par son cocontractant, ni avoir commis une erreur déterminante sur la substance des contrats d’échange de taux. L’existence d’un dol et d’une erreur à raison des conditions financières de la négociation n’est pas davantage démontrée, de même qu’à propos des conditions juridiques de cette dernière.

L’absence de violation des articles L5215-19 et L.5214-23 du CGCT et la capacité non contestable de LMCU

Des motifs d’intérêt général ont présidé à la conclusion des contrats, adossés et dimensionnés sur des contrats de dette précisément identifiés, l’objectif étant de réduire le taux finalement à la charge de la collectivité. Aucune ressource illicite n’est procurée par les swaps.

La violation de la circulaire du 15 septembre 1992

Ce texte sans valeur normative n’a en tout état de cause pas été méconnu par LMCU qui a, lui-même, dans la convention-cadre applicable aux contrats litigieux, affirmé que chaque transaction ne contrevenait pas à ses dispositions.

Sur la cause illicite

L’article 6 du Code civil dispose qu’on ne peut pas déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs. Mais en l’espèce, ni la cause, ni l’objet des contrats ne sont illicites.

La demande de résolution judiciaire

Le contrat peut être résolu judiciairement en cas d’inexécution d’une obligation contractuelle. Les manquements aux devoirs d’information, de conseil et de mise en garde invoqués ou la mauvaise foi sont des manquements à des obligations précontractuelles, qui ne peuvent donc avoir pour conséquence la résolution de ces contrats.

Les manquements allégués aux devoirs d’information, de conseil et de mise en garde

Il résulte du dossier que la souscription des produits s’est bien accompagnée de conseils, et que la société RBS était débitrice, envers LMCU, d’une obligation de conseil. L’EPCI étant un opérateur averti, la banque n’était pas tenue de lui délivrer, en sus de l’information et du conseil, une mise en garde spécifique. Mais elle n’a pas communiqué la valorisation des swaps à la date de leur conclusion. Elle a donc manqué à son obligation d’information. Le devoir de conseil l’obligeait à proposer des produits adaptés à la situation de l’EPCI. Elle ne l’a pas fait pour l’un des swaps.

Le préjudice

Il consiste dans la chance qu’a perdue LMCU de conclure des contrats d’échange de taux à de meilleures conditions, si elle avait été mieux informée, et, pour le swap n° 1, mieux conseillée. Il y a lieu en conséquence, avant de dire le droit sur l’évaluation du préjudice, d’inviter les parties, en application de l’article 131-1 du Code de procédure civile, à donner leur avis sur l’organisation d’une mesure de médiation judiciaire.
Note 01:
'Contrat de swap : contrat qui consiste à échanger un taux d’intérêt (par exemple, taux variable contre taux fixe), une devise (par exemple, dollar contre euro) pour une durée convenue à l’avance. Un contrat swap est une technique d’ingénierie financière consistant le plus souvent dans les collectivités locales en un échange de taux d’intérêt. 

mercredi 2 avril 2014

Saint-Etienne/ Maurice Vincent incompris !

http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/31/saint-etienne-retourne-dans-le-giron-ump_991841
Libération

Saint-Etienne retourne dans le giron UMP
Sa bataille contre les emprunts toxiques aura-t-elle coûté sa réélection à Maurice Vincent ? 
En 2008, le socialiste avait ravi la ville de Saint-Etienne à la droite par accident, grâce au maintien au second tour des candidats UMP et Modem. 
Hier soir, la liste du candidat UMP Gaël Perdriau a obtenu 47,5% des voix, contre 40,5% à celle de gauche (PS-PCF-PRG-Modem), conduite par le maire sortant, et 11,8% à la liste FN de Gabriel de Peyrecave. Les voix des électeurs du FN, qui avait recueilli 18,3% des suffrages au premier tour, se seraient en partie reportées sur l’UMP. 

Pour Maurice Vincent, la sanction est rude.

Des efforts du socialiste pour sortir la ville de la spirale d’une dette héritée de son prédécesseur UMP, la droite a fait un argument de campagne pour dénoncer le bilan du maire sortant. 
«Plutôt que de valoriser le potentiel et les atouts de Saint-Etienne, Maurice Vincent a focalisé sur les sujets de dénigrement, assurait Perdriau avant le premier tour. Il a fait des emprunts structurés, qu’il appelle toxiques, l’alpha et l’oméga de sa politique. Et n’a parlé que de cela pendant six ans.»
L’état-major parisien de l’UMP avait fait de Saint-Etienne l’une des villes à reconquérir. 
Jean-François Copé, François Fillon, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez, Hervé Morin y ont défilé, certains plusieurs fois, pour soutenir Perdriau. Pour ce second tour, l’abstention a été moins importante qu’au premier. Ce rebond n’a pas profité à la gauche.
Catherine COROLLER  31 mars 2014
Commentaire
Maurice Vincent, pourfendeur des emprunts toxiques hérités de son prédécesseur, n'a pas réussi à tirer parti de sa victoire contre Deutsche Bank et de la réduction importante de la dette risquée détenue par la ville. 
Son action à la tête de l'association "Acteurs Publics Contre les Emprunts Toxiques (A.P.C.E.T) n'a à l'évidence pas été comprise par nombre de Stéfanois.
Ses adversaires ont fait mine de considérer sa détermination dans ce combat comme preuve d'un désintérêt envers la gestion de Saint-Etienne.
Malgré les résultats obtenus, plusieurs millions d'euros resteront dans les caisses stéfanoises, résultats qui ne pourrons qu'avoir une influence positive sur les budgets à venir, Maurice Vincent a été sanctionné.
Pour l'avoir cotoyé lors de réunions de l'A P C E T, j'ai pu juger de sa détermination au service de sa commune, de son efficacité au sein d'une association regroupant des collectivités de tous bords, je lui signifie ici à titre personnel un sincère message d'encouragement.

Pierre Sémat
Adjoint délégué aux Finances 2008 -2014
Villeneuve les Maguelone

lundi 31 mars 2014

Municipales Villeneuve les Maguelone : Une analyse

Municipales Villeneuve les Maguelone : 
Une analyse... mathématique


Noël Segura LDVG
CONTINUONS ENSEMBLE POUR VILLENEUVE
Elu51,34 %2 520 votes

En fonction des ralliements, des déclarations dans la presse, ramenés à la participation du 2ème tour, les pourcentages du 1er tour permettaient à Serge Desseigne d'espérer : 
25,46% + 9,89% + 7,53% : 42,88% des votes
Soit en nombre de voix : 2117

Mais, en matière de ralliement et de désistement la réalité est rarement, pour ne pas dire jamais, mathématique.
Personne n'est propriétaire de "ses" votes et chaque électeur est seul dans l'isoloir. 
Nombre d'électeurs qui s'étaient exprimés pour Marie-Paule Stopiello et pour Bernard Deau n'étaient décidément pas prêts à soutenir Serge Desseigne.

Serge Desseigne LDVG
VIV(R)E VILLENEUVE ENSEMBLE
 36,65 %1 799 votes

Il est à noter qu'après avoir échoué à faire retirer la liste F.N., au moins 2 colistiers F.N. se sont désolidarisés de la celle-ci et ont fait campagne contre la liste menée par Noël Ségura au profit de Serge Desseigne. 

Ces colistiers se disant "propriétaires du vote Gitan", un affaiblissement du score de Jean Ruiz pouvait être attendu. 

Ceci peut, en partie, expliquer une perte de voix entre ces 2 tours de : 
795 - 589 :  206 voix.

Dire à qui ont profité ces voix...
Serge Desseigne a décidé que c'est à Noël Ségura.

Compte tenu de ce qui précède, je ne vois pas ce qui lui permet d'être si péremptoire, d'autant plus que l'étude des listes d'émargement montre que si la participation a progressé nombre d'électeurs du 1er tour sont restés dans leur foyers et de nouveaux électeurs ont retrouvé le chemin des urnes.

La liste menée par Noël Ségura a, entre les deux tours, enregistré un gain de : 
2520 - 1964 : 556 voix.

La liste de Serge Desseigne progressait de : 
1799 - 1230 : 569 voix, 
alors que mathématiquement il pouvait, 
sans préjuger du vote "Gitan", 
espérer :
2117 - 1230 : 887 voix.

Il est à noter qu'au second tour la liste 
Serge Desseigne (1799 voix) 
n'est même pas au niveau de la liste
Noël Ségura (1964 voix) du 1er tour !

C'est dire que Noël Ségura, Patrick Poitevin et l'ensemble de leurs colistiers peuvent sans contestation possible se féliciter d'un vote d'adhésion, 
d'un vote qui approuve la gestion de ces 6 dernières années,
d'un vote qui ne doit rien aux partis, aux désistements politiciens, 
mais un vote qui doit tout aux Villeneuvois.

Cordialement
Pierre Sémat


Villeneuve les Maguelone Résultats 2ème tour

 Résultats 2ème tour

Source : Ministère de l'intérieur                                                                                                                    PARTICIPATION : 76,19 %

Noël Segura LDVG
CONTINUONS ENSEMBLE POUR VILLENEUVE
Elu51,34 %2 520 votes

Serge Desseigne LDVG
VIV(R)E VILLENEUVE ENSEMBLE
 36,65 %1 799 votes

Jean Ruiz LFN
VILLENEUVE LES MAGUELONE EN BLEU MARINE
 12,00 %589 votes
Votes blancs et nuls
2,66 %134 votes
POPULATION9 354 habitants(Données Insee 2009)
INSCRITS70,75 %6 618ABSTENTION23,81 %1 576
VOTANTS76,19 %5 042EXPRIMÉS74,16 %4 908

Villeneuve les Maguelone Résultats 1er tour

 Résultats 1er tour

Source : Ministère de l'intérieur                                                                                                                   PARTICIPATION : 74,57 %
Noël Segura LDVG
CONTINUONS ENSEMBLE POUR VILLENEUVE
Ballottage40,65 %1 964 votes
Serge Desseigne LFG
VIV(R)E VILLENEUVE ENSEMBLE
Ballottage25,46 %1 230 votes
Jean Ruiz LFN
VILLENEUVE LES MAGUELONE EN BLEU MARINE
Ballottage16,45 %795 votes
Marie-paule Stopiello LUG
POUR UNE VIE CITOYENNE
 9,89 %478 votes
Bernard Deau LSOC
"Villeneuve à Coeur"
 7,53 %364 votes
Votes blancs et nuls
2,46 %122 votes
POPULATION9 354 habitants(Données Insee 2009)
INSCRITS71,01 %6 642ABSTENTION25,43 %1 689
VOTANTS74,57 %4 953EXPRIMÉS72,73 %4 831

jeudi 27 mars 2014

Liste Stopiello sur tous les Fronts !

Article du 05 Mars 2014

Vu sur le site :

VILLENEUVE LES MAGUELONE EN BLEU MARINE 

Jean Ruiz


http://www.fnmunicipales.fr/maguelone/photos/Convivialite-avec-l-equipe-Stopiello_gp2491903.html

Convivialité avec l'équipe Stopiello

Entre gens de bonne compagnie ...

Pinaise, il n'y a plus d'abonné à l'adresse de la page web !!!   
Pinaise, la photo a disparu !!!

Ouf je l'avais sauvegardée. 



Une grosse honte, quand on s'allie au Front de Gauche.




Pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu, à coté de M.P. Stopiello, caché par J. Ruiz, c'est bien A. Harraga (E.E.LV. europe écologie les verts)

Regardez bien cette photo ! c'est un collector ! 
Henri Elsass est à côté de Jean Ruiz ! Son ami de 30 jours.

mercredi 26 mars 2014

Viv(r)e Villeneuve ensemble dans la franche rigolade.



Madame Agnès Gaudefroix (Garcia) figurait au premier tour (au 2ème?) sur la liste de Monsieur Serge Desseigne.

Elle a surement été choisie pour son sens de l'humour.

A cette minute trois personnes aiment ça,
mais au moins une trouve cela affligeant.




L'allusion "pharmaceutique" évoquant en n'en point douter la liste Stopiello,
Et croyant savoir qu'elle a, pour le second tour, déjà concocté un trait faisant référence à une autre spécialité " la préparation H",
Je propose madame Agnès Gaudefroix (Garcia) pour "le prix de l'humour politique Villeneuvois"

Emprunts Toxiques : La Seine-Saint-Denis a remporté une victoire judiciaire

http://www.boursorama.com/actualites/emprunts-toxiques-la-seine-saint-denis-fait-condamner-la-banque-depfa-7cff0041207fd1e00c219d1fc20e4655

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/25/emprunts-toxiques-victoire-de-la-seine-saint-denis-face-a-la-banque-depfa_4389705_3234.html

http://www.mediapart.fr/journal/france/250314/emprunts-toxiques-nouvelle-victoire-judiciaire-pour-les-collectivites-locales

La Seine-Saint-Denis, en pointe dans la lutte contre les "emprunts toxiques", a remporté mardi une victoire judiciaire face à la banque Depfa auprès de laquelle elle avait contracté un emprunt dont les taux avaient flambé autour de 30%.
Le tribunal de grande instance de Paris a donné raison à la collectivité, qui avait assigné en 2011 la banque irlando-allemande au motif de l'absence de mention du taux effectif global (TEG) dans son contrat de prêt de 10 millions d'euros signé en 2006.
Dans son jugement, que l'AFP a pu consulter, le tribunal ordonne l'annulation du taux d'intérêt de ce contrat et son remplacement par le taux légal de 0,04%, et ce de manière rétroactive à compter du 30 novembre 2006.
"Cela représente un gain estimé à près de 11 millions d'euros pour le département", s'est réjoui Stéphane Troussel, président du conseil général, qui a salué une "belle victoire".
Selon M. Troussel, le taux de ce prêt, indexé sur la variation des valeurs de l'euro et du franc suisse, est passé de 1,47% par an initialement à plus de 30% aujourd'hui. Lors du démarrage de l'action en justice, en février 2011 en plein crise financière, il avait connu un pic à 55%.
"Cette décision de justice est une bonne nouvelle pour continuer la bataille contre ces emprunts toxiques sur le plan politique et pour reprendre les négociations avec certaines banques", a ajouté M. Troussel.
En février 2013, le conseil général de Seine-Saint-Denis avait obtenu du tribunal de grande instance de Nanterre l'application d'un taux d'intérêt plus favorable sur trois prêts contractés auprès de Dexia.
Mais la banque a fait appel de cette décision, soulignant n'avoir pas été condamnée sur le fond. Cet appel, suspensif, oblige le département le plus pauvre de France à continuer à payer les taux convenus contractuellement -- et qui ont flambé depuis -- tant que l'affaire n'est pas rejugée.
jlo/bat/az  http://www.boursorama.com

mercredi 19 mars 2014

Jean Ruiz - Bis repetita placent

Quand ça démange...
Comment résister à l'envie de se gratter !
Je sais, je ne devrais pas, mais bon puisque personne ne le fait...
Je m'y colle.

Extrait de tract, mais pas un quelconque extrait :
l'extrait Villeneuvois, l'extrait Ruizesque, celui qui colle à la réalité municipale, celui qui t'est personnellement adressé à toi habitant d'ici, l'extrait qui ne répond qu'à tes propres et à tes légitimes préoccupations, l'extrait qui, pour un étranger Lattois , Vicois ou Védasien, n'éveillerait qu'interrogation qu'incompréhension ou même indifférence.

Bref l'extrait Villenevo-Villeneuvois 

Mes engagements pour notre ville.

(M)es : M c'est lui... Jean Ruiz
(N)otre ville c'est... Villeneuve 
(que celui qui n'a pas pensé à Pérols me jette la première pierre)
-Je précise : c'est de l'humour, je n'ai aucune envie d'être lapidé-
(Suivant qui vous lit, parfois, un excès de précision ne nuit pas)

Baisser les Impôts Locaux
Si je lis bien, il ne s'agit pas ici d'une simple promesse de baisse des taux communaux, mais bien d'une baisse des impôts locaux.
C'est à dire de compenser la hausse de la part départementale, de la part agglo, de la réévaluation nationale des bases par une baisse massive des taux communaux.
Il me tarde de voir le budget qui pourrait en résulter et la mise en tutelle qui ne manquerait pas d'intervenir.

Lutter contre les gaspillages
les dépenses fastueuses, inutiles. 
Intention louable s'il en est. Le tout étant de s'entendre sur les dépenses inutiles et d'en trouver de fastueuses !

Assurer la transparence totale des critères et procédures d'attribution des logements sociaux.
Est-ce dire que chaque bénéficiaire verra rendu public ses revenus, sa situation familiale, des informations sur sa santé voire sur un éventuel statut d'handicapé ?
L'attribution étant décidée par une commission, le Maire n'ayant qu'un rôle de proposition pour partie des attributions, les demandes étant très largement supérieures à l'offre il paraît difficile qu'une attribution non justifiée soit acceptée.
Par contre : que des dossiers qui mériteraient aboutir restent en attente par manque de logements sociaux ....

Faire de nos écoles un lieu de transmission du savoir dans la sérénité
Avez-vous conscience que ce ne soit pas le cas ?
Pour qui les a fréquenté, la question ne se pose pas.

Refuser toute subvention et toute aide à des organisations ou des projets communautaristes
Communautariste le secours populaire ? le secours catholique ?
Pour refuser une aide ou une subvention il suffira de suspecter le demandeur de communautarisme.
A Villeneuve la liste des bénéficiaires et le montant des subventions accordées a toujours été publique.
Avez vous décelé des subventions accordées "à des organisations ou des projets communautaristes" ? 

Défendre rigoureusement la laïcité républicaine dans tout les secteurs de la vie municipale (cantine scolaire, piscine municipale, etc...)
La république et la laïcité ne me semblaient pas en danger dans notre commune, mais bon... pour quelqu'un qui à réussi à trouver une piscine municipale à Villeneuve la réalité peut apparaître toute autre !

Consulter la population, y compris par l'organisation de référendum locaux sur tous les sujets importants
Outre le fait que dans une commune comme la nôtre tout sujet est important. 
Je m'explique : toute décision procède d'un choix qui priorise les nécessités.
Les choix étant d'autant plus contraints dans une commune devant faire face à des difficultés financières...
Par vos votes vous désignez un groupe de personnes que vous jugez aptes à assurer et à assumer ces choix dans l'intérêt commun et il est en votre pouvoir de les sanctionner (et de les virer !) par un vote contraire, c'est le principe même de notre organisation dite démocratique !

Le rôle de l'élu est d'assurer et d'assumer ces choix.

Certes il est envisageable de recourir dans des cas extrêmes à un référendum d'intérêt local mais cela doit rester l'exception.

J'ai souvenance, comme les vieux Villeneuvois, d'un référendum s'étant, à la demande du Maire de l'époque, exprimé massivement Contre l'entrée de Villeneuve dans l'agglomération de Montpellier... Pour, quelques mois plus tard, voir ses résultats bafoués par une intégration en fanfare.
-Le maire ayant obtenu, pour la commune, une maigre subvention pour la construction d'arènes et, pour lui-même, une place de Vice-Président de l'agglomération-

Je ne remets pas en cause ici l'intégration à l'agglomération Montpelliéraine,
(Afin de lever toute ambiguïté : j'avais voté Pour l'intégration.) 
je souligne simplement l'importance accordée par certains grands démocrates à un référendum local, un référendum parfois utilisé à des fins plus "souterraines".

Engager fermement et rapidement toutes les actions possibles visant à mettre fin aux installations sauvages de nomades.
Après une allusion plus ou moins masquée au communautarisme (Musulman ?), aux cantines scolaires (Repas sans porc ?), prenons nous en aux gens du voyage nomades.
Actions légalement possibles (sans la création d'une aire d'accueil) : Aucune.
Par contre :
Par la concertation, au coup par coup, proposer des terrains "pré-aménagés" (municipaux) en lieu et place de terrains privés, essayer de limiter les impacts sur l'environnement d'implantation sauvages, c'est ce qui est fait actuellement certes avec parfois plus ou moins de réussite, mais cela reste la seule action possible. 
Monsieur Ruiz, ancien gendarme, le sait très bien.

Pour résumer : 
Des engagements pour un plan d'action strictement Villeneuvois...
que vous apprécierez à leur juste valeur.



samedi 15 mars 2014

Emprunts toxiques : « Les élus étaient tellement confiants »

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/03/14/emprunts-toxiques-les-elus-etaient-tellement-confiants_4382124_4355770.html

Ancien cadre de banque, Emmanuel Fruchard est le coanimateur du siteemprunttoxique.info. Il s'est concentré sur les produits qu'il juge les plus risqués (ceux qui parient sur les devises), calculant le surcoût réel pour les collectivités dont il a réussi à obtenir le détail des contrats. Un tour de force qui sert aujourd'hui d'exemple à tous les militants pro-transparence et anti-emprunts toxiques.Conseiller municipal PS (d'opposition) à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, il tente d'alerter ses concitoyens sur les risques pris par le syndicat des ordures de sa ville. 
Comment vous êtes-vous intéressé aux emprunts toxiques de votre ville ?
Emmanuel Fruchard : Quand j'étais au Crédit lyonnais, j'étais structureur de swaps [concepteur d'un type de produit financier conçu pour gérer le risque des investissements]. Ce n'est pas l'instrument qui est mauvais, mais l'usage qui en a été fait.
En préparant les municipales de 2008, avec le PS, on s'est réparti les rapports annuels des syndicats et moi, j'ai eu les déchets. J'ai vu que le syndicat (Sidru, Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains) avait traité des swaps à formule pour réduire le coût de sa dette. Cela m'a fait bondir, car je n'avais vu ça qu'en gestion d'actifs dynamique, c'est-à-dire de la spéculation avec effet de levier [avec un effet multiplicateur qui amplifie les gains ou les pertes].

On a mis des mois à avoir les contrats. Le maire a essayé de nous balader, mais nous avons fini par les avoir, de façon complète, à l'été 2007. On a fait, à la rentrée, un mailing alertant sur le risque important qui était pris (il y avait une chance sur trois que le Sidru paie un taux supérieur à 30 %) aux quinze maires du syndicat en proposant de venir leur expliquer : aucun n'a proposé qu'on aille lesvoir.

Pourquoi les élus ont-ils choisi de contracter une dette structurée ?
Le coût de l'incinérateur mis en place à la fin des années 1990 était très élevé ; il est surdimensionné par rapport au nombre d'habitants. Les comptes étaient toujours déséquilibrés donc il fallait, selon Emmanuel Lamy [maire UMP depuis 1999], soit jouer [accepter de faire un pari spéculatif sur un produit financier], soitaugmenter la taxe sur les ordures ménagères. Plusieurs maires étaient tout à fait contre cette dernière option.
Ensuite, le « pourquoi des contrats », c'est de l'information « molle » : un citoyen peut obtenir les contrats, mais pas les mails échangés entre les commerciaux et les responsables de la collectivité.
Ils étaient tellement confiants que certaines dates d'échéance des contrats tombaient pile l'année des municipales [2008]. Et pour une certaine génération, ils ne voyaient pas le franc suisse au dessus du dollar [jusqu'en 2010, il fallait moins d'un dollar pour un franc suisse, il faut désormais plus d'un dollar pour obtenir un franc suisse].
En tant que candidats d'opposition, on a interpellé Emmanuel Lamy, le maire, qui était aussi le président du Sidru, avec un deuxième mailing, en novembre 2007, en mettant le préfet et la Chambre régionale des comptes en copie. Le président du Sidru a répondu qu'il n'y avait aucun risque, qu'ils faisaient comme à Rouen et à Saint-Etienne.
On a alerté nos interlocuteurs socialistes dans ces villes : à Saint-Etienne, on n'a pas eu de réponse intéressée de la part de l'adjoint aux finances ; à Rouen, un fonctionnaire territorial nous a affirmé que si la formule était perdante, ils changeaient de formule... Au bout de quarante-cinq minutes de discussion, il a ouvert les yeux et compris que la ville y perdait à chaque fois davantage avec des pénalités et des échéances plus longues.
On a continué l'enquête en Ile-de-France. Dans les Yvelines, on s'est rendu compte qu'il y en avait à Mantes, Plaisir, Rambouillet... Dans les Hauts-de-Seine, à Rueil-Malmaison, Châtillon...
Qu'est-ce qui vous a révolté dans ce scandale ?
La perte n'était pas encore prise en 2007 : les gens pouvaient encore annuler leur emprunts sans trop de perte. Cette crise a été en dominos successifs : la tension sur le crédit avec les subprimes, le défaut de Lehman en 2008. Les cours de changes ont varié plus tard, en 2010.
La grosse erreur du Sidru est d'avoir pris des formules non capées [sans plafond]sur le change. Ces contrats étaient contraires à la circulaire de 1992 mais ils ont voulu prendre encore plus de risques.
Aujourd'hui, le maire Emmanuel Lamy, qui se représente, dit que la ville n'a plus aucun emprunt toxique. La ville peut-être, le Sidru si. Et c'est ce que dit aussi le rapport de la chambre régionale des comptes.
Sur tout le territoire, certaines chambres régionales des comptes ont tu le sujet, soit parce que les magistrats étaient de la vieille école et avaient peur de dire des bêtises sur des sujets nouveaux et complexes, soit parce qu'ils ont contribué, à un moment de leur carrière de fonctionnaire territorial, dans des choix de gestion impliquant ces mêmes produits.

Concernant Villeneuve c'est en 2007 et début 2008 que ces emprunts ont été souscrits.
Alors que déjà les risques étaient connus et dénoncés, les pas de Gérard Bouisson ne furent pas bien assurés !


Evolution des salaires à Villeneuve-lès-Maguelone

Pour info :

http://www.journaldunet.com/business/salaire/villeneuve-les-maguelone/ville-34337