jeudi 7 février 2013

Villeneuve les Maguelone, La Dette, Les crédits toxiques

Réunion Publique du 05 février 2013
Mon intervention :


La situation au 31/12/2007

A cette date la dette figurant dans les comptes de la
commune s'élevait à : 18 286 279,72 €

Soit                                       2 464 €
par habitant à rapprocher de la moyenne des villes de même importance :                            872 €.

Mais un endettement n'est rien si le potentiel fiscal est en
rapport, malheureusement le potentiel fiscal villeneuvois
culmine à 497 € par habitant à rapprocher de la moyenne
des villes de même importance : 798 €

Soit si je résume
Endettement de 2,82 fois supérieur à moyenne de la strate
ainsi qu'un potentiel fiscal de seulement 62% cette même
moyenne.

En outre, les Villeneuvois bénéficient de taux d'imposition
communaux parmi les plus hauts du département, la marge
de manoeuvre en matière d'imposition est par conséquent
fort restreinte.

A ce stade de l'analyse la situation financière de la
commune semble à tout le moins préoccupante.

Analysons maintenant la composition de la dette :

Elle comprend notamment :
49,22% de produits structurés communément appelés
« crédits toxiques » :                          8 998 323,41 €
12,65% d'emprunts en Francs Suisse, soumis à écart de
change :                                             2 312 794,44 €

Donc cette dette est composée de 61,87% de produits à
risque, soit                                       11 311 117,85 €

tous souscrits auprès de Dexia crédit local.

Si nous nous recentrons sur les seuls prêts structurés qui se
sont révélés toxiques, nous constatons qu'ils trouvent leur
origine dans la dernière des renégociations d'avant élection
et qu'ils ont été validés par le conseil municipal du 20 mars
2007.

Validés par le conseil municipal mais en quels termes ?

je cite :

«Conseil Municipal du 20 mars 2007 :

Dexia Crédit Local – Réaménagement partiel encours de
dette :
L'organisme bancaire « Dexia Crédit local » nous propose
de procéder à un réaménagement partiel de l'encours de la
dette communale.
Cette proposition porte sur cinq prêts :

a. 1 (prêt) de 4 141 213 euros (capital restant dû) souscrit en
2003 (comprendre dont la dernière renégociation date de
2003)

b. 4 (prêts) représentant au global 4 857 110 euros.

La proposition porte bien sûr sur un taux moindre à celui
conclu au départ, mais elle prévoit un maintien de la durée
résiduelle d'amortissement et ce, sans indemnité
compensatrice.

En fait s'agissant du premier (prêt) cité nous passons d'un
taux de 4,64% à 3,95% et par incidence un gain budgétaire
en 2007 de 119 955 euros.

Pour les 4 autres, nous passons d'un taux moyen de 4,30% à
3,95% soit un gain budgétaire en 2007 de 51 087 euros et
119 692 euros en 2008.

Sachez aussi pour information que les gains globaux qui
seront constatés en fin d'amortissement des prêts
réaménagés sont estimés à 443 000 euros.»

Voilà, dans son intégralité, l'exposé qui a précédé le vote
sensé donner mandat au Maire à conclure.

Mais comment voter contre une baisse de taux et un gain
global en fin d'amortissement !

Nous passerons
- Sur l'affirmation de maintien de la durée résiduelle qui pour
certains prêts est allongée de 15 ans,
- Sur les gains budgétaires annoncés qui résultent en grande
partie de simples reports d'échéances.
- Sur une absence affirmée d'indemnités compensatrices qui
ont été, en réalité, intégrées dans les taux de départ et le
coefficient multiplicateur.
- Sur l'oubli de signaler une facturation d'une indemnité dite
de montage.

Pour bénéficier de ces avantageux montages
financiers, réservés à des collectivités privilégiées
cela à un coût... de 4000 €.

Nous passerons donc, pour nous concentrer sur les gains
globaux annoncés pour :       443 000 euros.

En l'absence de toute autre indication l'annonce même de
ces gains, conforte l'idée qu'il ne peut s'agir ici que
d'emprunts à taux fixes ou, à tout le moins, d'emprunts dont
les taux, connus sur la totalité de la durée du contrat
permettent de les calculer..

Cette présentation qui occulte toute notion de risque me
semble révélatrice de la compréhension, j'entends par là de
la non-compréhension, de la réalité de ces emprunts par la
(ou les) personne(s) en charge de la renégociation pour le
compte de la commune.

Par contre la délibération transmise en préfecture – dont la
rédaction a été confiée à Dexia – précise :

«Le Conseil Municipal après avoir pris connaissance de
l'offre établie par Dexia Crédit Local, et après avoir délibéré
décide à l'unanimité :

La commune de Villeneuve les Maguelone contracte,
auprès de Dexia Crédit Local deux contrats de prêts
dénommés:
«Taux Fixe FIX GBP FLEXI»
et
«Taux Fixe DUAL FIX EUR/CHF Flexi».

Suivent la désignation des nouveaux prêts ainsi que leurs
caractéristiques dont je vous ferai grâce.
Bien que l'on puisse relever dans la dénomination
commerciale les mots « Taux Fixe » qui sont de nature à
entretenir la confusion, ces prêts apparaissent enfin tels
qu'ils ont toujours été : des crédits structurés.

Vous voilà maintenant éclairés sur les circonstances qui ont
amené la commune de Villeneuve les Maguelone à
contracter 9 millions d'euros d'emprunts structurés.

Pour être complet je me dois d'évoquer une certaine
conférence de presse du 25 février 2011 par laquelle
certains élus ou anciens élus emmenés par M. Bonnafous
affirmaient :
« les conseillers savaient la nature structurée de ces
emprunts, personne ne peut dire le contraire. Et on
assume »

Je ferai remarquer que mes propos n'affirment pas le
contraire.
Ils se limitent à lire le procès verbal du conseil municipal et
à constater qu'à sa lecture rien n'amène à penser à des prêts
structurés.
Comme je n'ai aucune raison de penser que ce procès verbal
ne soit pas le réel reflet du conseil municipal, j'en viens à douter que les Conseillers Municipaux se soient exprimés sur les réelles conditions financières des nouveaux emprunts.

Mais revenons en aux prêts souscrits.

Ils sont composés de 3 phases
- Une première phase de 3 ans en taux fixe la seule évoquée
dans le procès verbal..
- Puis d'une phase structurée de 17 ans assise
pour le 1er sur le rapport de change euro/franc suisse
pour le 2ème sur des rapports de taux zone euro/livre anglaise
- Et une 3ème phase anecdotique en fin de contrat de 2 ans à
taux fixe.

Prenons l'exemple de l'emprunt assis sur le rapport Euro/
franc suisse
Le contrat de prêt, pour la phase structurée, détermine
- Une date, le 11 mai, pour constater le rapport de change.
- Et un seuil, 1,44, en deçà duquel le taux varie dans notre cas sans qu'un plafond n'ait été déterminé.

Un exemple, certes extrême mais réel :
si un 11 mai voyait se reproduire le rapport de change du 10
Août 2011, le taux annuel de l'emprunt serait de 23,84%

A ce jour, le gouvernement helvétique ayant décidé de
soutenir l'Euro et de ne pas accepter que la barre des 1,20
soit franchie, le taux, si cette position est tenue, ne devrait
pas excéder 13,93%.

La simple application de ce taux, 13,93% se traduirait
mathématiquement par une augmentation de notre fiscalité
communale de 7 à 8%. Je vous laisse calculer la hausse induite par un taux d’intérêt de 23,84%.

Le tableau étant brossé qu'en a t-il été de notre action

Elus en 2008, nous avons fait réaliser un audit des comptes
de la commune.

La dangerosité de ce type d'emprunt nous ayant été révélée,
nous avons interrogé Dexia.
La réponse que nous avons obtenue était que pour l'heure,
en 2008, les risques n'étaient pas avérés, qu'il n'était pas
dans l'intérêt de la banque que nous nous trouvions dans
l'obligation de faire face à des taux de 10 ou 12 % et que, le
cas échéant, je cite : «la banque ne vous laissera pas
tomber».

D'autres organismes bancaires contactés ont certes reconnu
la dangerosité de ce type de prêt mais nous ont fait
comprendre qu'ils avaient déjà fort à faire avec leurs
propres clients.

En 2009, nous avons donc multiplié nos demandes envers
Dexia.
Nous avons pu obtenir que le prêt Fix GBP soit, sans
rallongement de la durée d'amortissement ni pénalité,
ramené en zone euro, passant de 6 à 3 sur l'échelle de risque
dite de «Gissler».

Concernant le prêt Euro/CHF, malgré notre insistance,
aucune proposition de ce type ne nous a été faite.

Nous n'avons été destinataires que de propositions de sortie. La dernière en date, celle du 15 décembre 2010, pour un
capital restant dû de 3,7 millions d'euros, exigeait une
pénalité de sortie de 4,2 millions d'euros.

Courant 2010, nous avons saisi Monsieur Eric Gissler,
médiateur en charge des crédits toxiques.

Début 2011, notre commune ayant été une des premières à
révéler la toxicité de sa dette, et à exprimer, par un vote en
Conseil Municipal, sa détermination à ne pas se soumettre
au taux contractuel, nous avons été sollicités par Monsieur
Claude Bartolone Président du Conseil général de la Seine-
Saint-Denis, pour prendre place parmi les membres
fondateurs de l'association «Acteurs publics contre les
emprunts toxiques», association créée le 08 mars 2011.

Le 11 mai 2011, à la simple lecture du rapport des taux de
change Euro/Franc Suisse nous connaissions le taux
d'intérêt applicable à l'échéance du 1er juin, plus de 11%.

Le 27 mai 2011, à l'initiative de Monsieur Gissler,
médiateur, Monsieur Latron, secrétaire général de la
Préfecture de l'Hérault, nous conviait, en Préfecture, à une
réunion de travail, en présence notamment de Monsieur
Guitard, directeur France de Dexia Crédit Local.

Lors de cette réunion, soit 5 jours avant l'échéance,
Monsieur Guitard nous soumettait, en présence du
Médiateur et validée par lui, la proposition de Dexia, une
proposition limitée à cette seule échéance.
Le taux proposé : 5, 50%, était certes supérieur au taux
initial ainsi qu'au taux du marché, mais reflétait un effort
réel de Dexia.

Nous avons eu l'assurance d'être avisés de toutes
opportunités de sortie du prêt et dans le cas où une sortie ne
pourrait être envisagée, d'une promesse de nous revoir
avant la prochaine échéance.

Ce n'est pas remettre en cause la médiation Gissler que de
constater que sa mission porte sur la renégociation du taux
applicable sur la seule année en cours
et non pas sur la durée totale de l'emprunt,
Que son action ne s'exerce pas à obtenir une modification
des termes du contrat ou même une révision à la baisse des
pénalité de sorties.

Ce n'est pas remettre en cause la médiation Gissler que de
regretter les limites.

Nous nous heurtions, en outre, à une autre difficulté, certes
sans commune mesure mais réelle.
Dans notre cas, le taux applicable est connu courant mai ;
nous nous interrogions sur le montant des intérêts que nous
devions inscrire au budget afin que sa sincérité ne soit pas
remise en cause.

Pour pallier cet inconvénient, quitte à assumer le risque
d'une remontée de l'Euro face au Franc Suisse (risque limité
vous en conviendrez) nous avons souhaité pour 2012 une
proposition courant janvier.

Nous avons bénéficié de l'action de la médiation Gissler
ainsi que de la pression médiatique et bien que la situation
de l'euro face au franc suisse se soit dégradée nous avons
obtenu de Dexia, pour l'échéance de juin 2012, la
reconduction de l'accord 2011 soit un taux de 5,50% en lieu
et place de près de 14% contractuels.

Mais rien n'est plus volatil que l'intérêt des Médias et la
médiation Gissler, nous l'avons vu, ne porte que sur l'année
en cours...

Concernant l'échéance 2013, nous avons comme vous
pouvez l'imaginer réactivé le processus de négociation.

Pour chaque année pour laquelle nous arrivons à obtenir un accord sans contrepartie c'est de 300 à 350 000 euros qui restent dans les caisses de la commune.


Votée le 18 juin 2008, une loi ramène à 5 ans, la
prescription précédemment trentenaire concernant les
possibilités de recours et semble marquer les limites de la négociation.

Le couperet tombera le 18 juin 2013.

Jusqu'à la veille de cette date, nous nous considérons en recherche de négociation.

Afin de solliciter les négociateurs, je proposerai prochainement au conseil municipal de voter une décision unilatérale limitant à la hausse l'intérêt lié à ce prêt au taux 2011 et 2012 soit 5,50% pour l'ensemble des échéances de la phase structurée.

D'autre part, dans le cas où un accord sur l'ensemble de la
durée du prêt se révélerait impossible ou ne serait pas
obtenu d'ici le 17 juin, soyez assurés que nous avons pris
dès à présent toutes les mesures afin qu'avant la
prescription, une action en annulation puisse être engagée.

J'espère avoir été clair sur notre détermination.

Notre position est sans ambiguïté et nous nous appliquerons
à la faire connaître car, en la matière, la médiatisation se
révèle une arme efficace.

Même si certains élus ou anciens élus entendent assumer
une décision qui s'est révélée catastrophique, revendiquant
ainsi le droit à l'incompétence plutôt qu'à la naïveté, nous ne désignerons en cette affaire qu'un seul adversaire : Dexia

Je terminerai en espérant, dans le bras de fer qui s'annonce,
l'appui de l'ensemble du conseil municipal .

Ce combat m’apparaît être de ceux où l’intérêt des Villeneuvois exige de ses élus un front uni.

Fin de l'intervention.

Communication de Mr le Maire :

Lecture d'une lette de Dexia ( recue le jour même),
J'en ai été avisé, (à demi mots : ne parles pas de l'échéance 2013)  3 heures avant mon intervention afin de que je puisse l'actualiser

DEXIA, pour l'échéance 2013 accepte d'appliquer le taux de :
5,50 % en lieu de place du taux contractuel estiné entre 13 et 14 %
Et ce sans aucune contrepartie.
 
A l'issue de la présentation une seule question m'a été posée.
en substance ;
Vous dîtes votre intention d'attaquer Dexia.
Pourquoi avoir tant attendu ?

Ci dessous ma réponse (que je complète).

Attaquer Dexia en 2009 aurait signifié
Renoncer à toute négociation
le Médiateur de la République refusait dans ce cas d'intervenir et Dexia coupait toutes relations.
Dans les faits
Payer pour 2011 un intérêt de 11 à 12%
Payer pour 2012 un intérêt de près de14%
Payer pour 2013 un intérêt de 13 à 14%
ou à tout le moins intégrer au budget ces sommes en pratiquant les hausses d'impôts correspondantes.
Avec le risque, si le jugement ne nous est pas favorable de les perdre.
Ce que nous avons obtenu sur ces 3 années de négociations c'est de ne pas payer près d'un Million d'euros sans contrepartie !
Qui, quoique décidera le juge, ne pourront pas nous être réclamés.

Aujourd'hui nous sommes plus forts, parce que mieux informés, nous bénéficions de l'appui de l'association "acteurs publics contre les emprunts toxiques", de l'appui et de l'expérience de chacun de ses membres.

De plus ces 3 budgets nous ont permis de provisionner des sommes plus de 600 000 € nous permettant d'envisager sereinement la période d'affrontement dans laquelle le contrat signé s'appliquera avec les taux que l'on sait.



VLM Finances Evolutions 2007 2012

Réunion Publique du 05 Février 2013
 
Villeneuve les Maguelone Finances
 
Vous pouvez voir ou revoir
 
 
 
 
Le power-point de la présentation

En cas d'incident utilisez le lien ci dessous
https://docs.google.com/file/d/0B7aW3lqrYJXQLUhBcDVWWV9IMUU/edit?usp=sharing

mardi 5 février 2013

Réunion Publique



La partie finance comprendra :

Une présentation rétrospective : de l'audit 2008 à fin 2012

Un point sur la dette notamment sur la dette toxique.

jeudi 17 janvier 2013

Villeneuve les Maguelone, un site à consulter.

http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=34337&n=Villeneuve-lès-Maguelone

Un site à consulter de toute urgence

Je complète les chiffres sur la dette :

Dont 20% de la dette en emprunts en francs suisse
soumis à ecart de change
ces emprunts ont été conclus quand 1 € équivalait à environ 1,64 franc suisse
à ce jour l'€ fluctue autour de 1,20 franc suisse ce qui entraine une perte de change de plus de 0,40 € par € remboursé capital et intérêts.

et de plus

 50% de la dette en crédits toxiques

le taux d'impositions n'ayant pas été augmenté depuis 2009...

Cherchez les responsables de cette gestion catastrophique  dans les pas de Gérard Bouisson !

mercredi 16 janvier 2013

Lettre des Finances Locales

Emprunts toxiques

http://www.lalettredesfinanceslocales.com/article-emprunts-toxiques-103091.html?edition=6737

Lettre n° 284 du 4 janvier 2013

Selon un rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances (IGF) daté de juin 2012, les collectivités locales ayant souscrit des emprunts toxiques auraient plus intérêt à les neutraliser qu’à les réaménager.
L’IGF considère que la plupart des collectivités et établissements publics concernés peut payer les indemnités de remboursement anticipées soit avec leur excédent de fonctionnement, soit en faisant des économies et en augmentant les impôts.

Voilà qui confirme l'analyse d'Emmanuel Fruchard.

Emmanuel Fruchard - La Gazette des Communes

« Sans règlement à l’amiable de ses emprunts toxiques, la collectivité a intérêt à assigner sa  banque »    

Emmanuel Fruchard


Le consultant et chargé de cours en finances Emmanuel Fruchard, également contributeur du site www.emprunttoxique.info, fait un point sur la gestion des emprunts toxiques. Selon le conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines),
la priorité de l’Etat est davantage de réduire son déficit que d’aider les collectivités locales à payer le coût d’annulation de 10 milliards d’euros.

laGazette.fr

Je salue l'indépendance d'Emmanuel, élu socialiste, qui n'hésite pas à dire sa vérité...
Déjà attaqué par la Droite "Saint-Germanoise" toujours par des procès d'intention et jamais dans ses analyses, il prend le risque de ne pas être compris par les siens.

Je lui renouvelle ici tout mon soutien.


samedi 12 janvier 2013

Villeneuve les Maguelone, jugez la gestion de votre ville..

On ne vous cache rien, on vous dit tout !

Encore des chiffres... incontestables, d'une source on ne peut plus officielle.
A vous de vous en saisir afin de vous forger votre propre opinion.

(A moins que vous ne préfériez puiser vos informations dans les tracts de tous bords que vous ne manquerez pas de trouver dans vos boîtes aux lettres.)

Les Communes de France en quelques chiffres
http://www.colloc.bercy.gouv.fr/colo_otherfiles/divers/communes.html


Plus particulièrement "l'Hérault"
http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/RDep.php?type=BPS&dep=034


Très particulièrement "Villeneuve les Maguelone"
http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/RComm_gfp.php?icom=337&dep=034&type=BPS&param=0


jeudi 10 janvier 2013

Très cher Monsieur Bonnafoux,

(Jean Claude,)

Réponse à une lettre qui ne m'est pas adressée.

Dans ma boite aux lettre j'ai trouvé votre courrier
Ou plus exactement j'ai trouvé dans une enveloppe à mon nom, une lettre qui commence par ces mots :
"Lettre ouverte" (ce qui était la réalité)
et
"Mon cher Noël"
Ce qui vous en conviendrez aisément m'a laissé un tantinet dubitatif...
Puis j'ai réalisé.
Vous avez pensé écrire :
"Lettre ouverte à Noël Ségura, Maire de Villeneuve les Maguelone"
Il y a des mots qui ont du mal a être formulés par votre esprit,
des mots que votre stylo refuse d'écrire,
des mots que vous préférez ignorer, cela nous le savons maintenant depuis quelques années.

Je ne m'étendrai pas sur le contenu de ce document qui reprend les thèmes amers et revanchards que vous avez développés maintes et maintes fois.
Thèmes qui pourraient être résumés par la phrase : C'était mieux avant !
(Quand nous étions aux affaires)
Ceci est votre analyse, on peut la partager...ou pas.

Je suis dans l'attente des prochains conseils municipaux où, par la voix de Monsieur Yvan B. vous pourrez ressasser ce thème, partager avec nous votre si grande sagesse et nous régaler de vos savoureuses critiques.

Pour en revenir à votre courrier, vous me permettrez de ne pas partager votre opinion, mais, vous en conviendrez, il est de la liberté de chacun d'avoir le droit de se tromper...

Vous terminez par une phrase de Napoléon Bonaparte :
"L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir"
et vous soulignez "Comme quoi tu vois je suis un démocrate"
Outre le fait que, dans ce qui précède, rien (hors la volonté de paraître) ne justifie cette citation totalement hors propos, je vous ferai modestement quelques remarques :

Tout d'abord citer Napoléon Bonaparte n'est pas un certificat attestant d'un amour immodéré pour la démocratie.
Hormis pour le dernier des Staliniens, celui ci ne peut apparaître comme un modèle en ce qui concerne l'esprit démocratique.

Ensuite vous ne semblez avoir en rien appliqué ce principe de prudence, surtout dans la gestion de la dette en contractant et en prétendant assumer (financièrement ?) près de 9 millions d'euros de crédits toxiques.

Cette citation trouvée sur :
http://www.evene.fr/citation/art-etre-tantot-tres-audacieux-tantot-tres-prudent-art-reussir-7639.php
n'a dûe vous être révélée que très récemment et, comme l'ensemble des Villeneuvois qui vont être amenés à payer vos errements financiers, je ne peux que le regretter.

L'art de la citation est un art complexe il est à éviter si on ne le maîtrise pas.
(et une recherche rapide sur internet, n'est pas le meilleur moyen pour ce faire)

Puisque vous semblez aimer les citations et plus particulièrement celle de notre bon Napoléon Bonaparte, je vous laisse méditer celles ci :
(rassurez vous je les ai aussi trouvées sur internet)

« Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude. »
« Le mot de “vertu politique” est un non-sens. »
« Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole. »
« La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres. »

Ce qui vous éclairera sur votre référence en matière de démocratie.

J'aurais plutôt aimé vous entendre citer Armand Robin ou Noam Chomsky mais nul n'est parfait ...
Tiens, voilà une évidence que vous pourriez méditer.

Vous espérant en bonne santé, veuillez agréer très cher Monsieur Bonnafoux, mes très sincères salutations.

P.S. Je profite de l'occasion pour vous présenter, à vous et votre famille tous mes voeux pour l'année nouvelle.

Cordialement,
Pierre Sémat

Gazette des Communes

http://www.lagazettedescommunes.com/149228/emprunts-toxiques-la-montagne-a-une-fois-encore-accouche-d%E2%80%99une-souris-ce-qu%E2%80%99il-reste-a-faire-pour-les-collectivites/

Emprunts toxiques : la montagne a une fois encore accouché d’une souris – ce qu’il reste à faire pour les collectivités

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2012, l’Etat français s’engageait à prendre sa part à hauteur de 2,6 milliards d’euros dans la recapitalisation de la banque Dexia, aux frais du contribuable donc. Dans un contexte où le gouvernement venait d’annoncer son intention de réduire les dépenses de l’Etat, cela tombait mal. Pour faire bonne mesure et ne pouvant continuer à ignorer la fronde des collectivités locales piégées par les emprunts toxiques, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a annoncé, dès le 8 novembre 2012, sept mesures les concernant, dont seule la cinquième doit retenir notre attention : le lancement d’une concertation avec les associations d’élus pour la mise en place d’un dispositif destiné à aider les collectivités locales en graves difficultés financières du fait des emprunts toxiques.

Il faut rappeler que l’on parle d’un risque financier dépassant les 100 milliards d’euros dont 10 milliards nécessaires pour quitter les contrats de prêts toxiques (dans cette matière, il ne faut pas avoir peur de manipuler de gros chiffres).
Que s’est-il passé depuis ? N’a été entendue qu’une seule voix : celle de l’association des acteurs publics contre les emprunts toxiques, laquelle a demandé la création d’un fonds de soutien mutualisé qui serait alimenté par une cotisation versée par les banques d’une part, et par les collectivités locales d’autre part (celles-là même qui n’arrivent pas à rembourser leurs prêts…).
Le Parlement a sauté sur cette proposition en adoptant, le 3 décembre 2012, un amendement dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative pour 2012 ; est ainsi prévue la création d’un fonds de soutien d’un montant de… 50 millions d’euros (c’est-à-dire tout juste de quoi sortir du piège quatre ou cinq villes de 10 000 habitants, alors que l’on sait qu’elles sont des milliers à être concernées).
L’alimentation de ce fonds se fera d’une part, par l’Etat, d’autre part, par les collectivités elles-mêmes qui se verront prélever 25 millions d’euros sur le produit des amendes de police qui leur est destiné.
Pas un euro ne sortira de la poche des banques, et notamment de celle de Dexia, alors qu’elles ont tiré un profit considérable de la commercialisation des prêts structurés.

Bref, à ce stade, personne n’a fait prendre leurs responsabilités aux banques et à la première d’entre elles, Dexia, puisqu’elles ne contribueront pas à l’aide légitimement réclamée par les collectivités locales.
Ainsi et après l’absence de résultat concret après le dépôt du rapport de la Commission Bartolone, c’est la deuxième fois que la montagne accouche d’une souris.

La solution ne peut dès lors être que judiciaire afin d’inverser les rapports de force et remettre les règles de droit au cœur du débat en leur donnant un ascendant sur les questions politiques et de lobby bancaire.
Encore faut-il que les Juges déploient tous leurs talents pour pénétrer un monde qui n’est pas le leur, situé au carrefour de la finance publique, de la politique et du respect du bien public.

Des moyens juridiques nombreux - Qu’est-ce qui plaide en faveur des collectivités ? Elles sont tout d’abord des non professionnelles de la finance, cela est reconnu par les banques, et par Dexia la première (bien qu’elle plaide aujourd’hui le contraire dans les procédures judiciaires engagées…), par la signature de la charte de bonne conduire Gissler entrée en vigueur en janvier 2010.
Les mécanismes de vente d’options dans lesquels trouve son origine la « bonification » du taux d’intérêts pour les deux premières années du contrat de prêt, ne sont exposés nulle part dans les contrats de prêts structurés.
La collectivité locale emprunteuse ne connaît ni leur existence, ni leur fonctionnement, ni les risques qu’ils représentent pour elle.

Les collectivités locales ne sont pas des salles de marché et n’ont pas vocation à le devenir ; elles ont été trompées sur la nature réelle du contrat que Dexia, entre autres, leur a conseillé de souscrire et sur les risques pris.
La lecture du contrat de prêt leur laissait par ailleurs croire qu’elles avaient la possibilité de le rembourser en cas de dégradation du taux variable, ce qui en réalité n’était pas le cas.
Les banques devaient leur fournir une information sur le risque spécifique né de l’octroi même du crédit, ce qu’elles n’ont pas fait. Tout ceci est source d’annulation des contrats de prêts compte tenu des conditions dolosives dans lesquelles ils ont été contractés.

Par ailleurs, la généalogie de l’endettement des collectivités locales montre que dans bien des cas, elles ont été démarchées pour souscrire de nouveaux contrats de prêts se substituant aux précédents alors que ce n’était pas leur intérêt ; cela a provoqué un empilement de frais et d’indemnités de remboursement anticipé, le tout intégré « ni vu ni connu » dans le capital restant dû, ainsi qu’un allongement considérable de la durée de l’endettement.
Enfin, de nombreux prêts font apparaître un taux effectif global inexact exposant la banque à la substitution du taux légal au taux conventionnel. Les moyens juridiques sont donc nombreux et leur efficacité a déjà été démontrée.
Les petites souris que sont les collectivités locales ont la possibilité de renverser la montagne !

lundi 7 janvier 2013

Lumière sur les coûts d’annulation des produits les plus risqués

http://www.lagazettedescommunes.com/148184/lumiere-sur-les-couts-d%E2%80%99annulation-des-produits-les-plus-risques/


Le site internet www.emprunttoxique.info vient de mettre en ligne une série de tableaux détaillant les formules de prêts très toxiques contractés par plusieurs collectivités locales et simulant le coût à payer en 2013 pour supprimer cette formule et revenir à un taux fixe. La facture s’élève à 500 millions d’euros pour seulement une vingtaine de cas cités.

Le site internet alimenté par la section PS de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et de ses environs poursuit son travail pédagogique afin de faire la lumière sur les contrats à risques signés par les collectivités locales françaises. Il diffuse ainsi une vingtaine de cas concrets classés en 2 catégories : les prêts dont la formule est indexée sur un cours de change et celles indexées sur deux cours de change.
Le site rappelle au passage que les emprunts indexés sur un taux de change sont inscrits dans la catégorie 6 de la classification Gissler, soit le risque le plus élevé.
Si l’exercice présente l’intérêt de décrypter des formules de taux d’une complexité inouïe et de mieux comprendre les mécanismes, il permet surtout aux collectivités de calculer le coût d’annulation de leur taux variable à l’échéance annuelle du remboursement en fonction de l’évolution des cours de change.
Par exemple, au 3 juillet 2013, les taux d’intérêts du Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Saint-Germain-en-Laye) atteindront 37,64 % si la valeur de l’euro (1,2087) par rapport au franc suisse est inférieure au seuil fixé dans le contrat (1,41). Dans ce cas, si le Sidru veut sortir de cette formule pour revenir à un taux fixe, il devra régler la somme de 45 millions d’euros.
« Le coût d’annulation correspond au montant qu’une collectivité doit payer pour supprimer une formule à risque et revenir à un taux fixe de marché, détaille Emmanuel Fruchard, élu PS de Saint-Germain-en-Lay. Pour annuler l’emprunt, la collectivité doit payer le capital restant dû plus ce coût d’annulation, appelé aussi valeur de marché, mark-to-market ou soulte d’annulation. »
Emmanuel Fruchard explique également que « si la formule est conservée, les collectivités paieront plus ou moins au fil des variations des cours de change. Si elle est annulée et financée, le coût sera étalé sur une période qui peut atteindre 30 ans ».

mercredi 19 décembre 2012

La ville de Tours conteste la facture.

Emprunt " toxique " : la Ville conteste la facture

18/12/2012
http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2012/12/18/Emprunt-toxique-la-Ville-conteste-la-facture

L’information sera officialisée demain lors du vote du budget 2013 : la municipalité veut se débarrasser d’un produit financier à caractère spéculatif.

 
Demain, le conseil municipal le plus long de l'année – il débutera dès 10 h le matin – s'attaquera au vote du budget. Ce sera l'occasion de revenir sur un sujet qui avait animé le débat d'orientations budgétaires le mois dernier : celui du « swap » – un produit financier qui permet aux collectivités de restructurer leur dette – contracté par la Ville de Tours en 2006 et qui s'avère « toxique ».
C'est-à-dire, sans entrer ici dans des explications techniques complexes, coûte fort cher à l'usage : plus de 18 % de taux d'intérêt, adossés (virtuellement) à un emprunt de 20 millions d'euros… remboursé par anticipation depuis !
Très concrètement, cela risquait de coûter 1,5 M€ de plus que prévu en 2013 aux finances de la Ville, par la faute d'un effet boule de neige : d'un trimestre à l'autre, les taux intérêts s'additionnent, sans jamais pouvoir baisser.
Comment la municipalité a-t-elle pu se lester d'un tel boulet ? « Nous sommes tombés dans un piège », estime Yannick Lucas, le conseiller municipal délégué aux finances.
Il défie quiconque de comprendre les risques liés au contrat proposé par Calyon, une banque de financement et d'investissement, filiale du Crédit Agricole.

" Un défaut d'information "
« Il y a clairement eu un défaut d'information sur les risques que nous encourions », poursuit l'élu qui dénonce aussi le « caractère spéculatif » de ce swap. Voilà pourquoi la Ville de Tours a décidé d'entamer une action en justice pour demander la conversion du taux variable en un taux fixe conforme au marché, avec effet rétroactif.
En attendant que l'affaire ne soit jugée, la Ville ne réglera plus les intérêts à Calyon. L'argent sera provisionné, dans l'attente de la décision. Ce recours contentieux, déjà annoncé en commission des finances, sera officiellement confirmé demain par Jean Germain.
Reste qu'au-delà de ce problème particulier, le service de la dette n'a pas fini de peser lourd dans le budget de la Ville ! « L'an prochain, nous rembourserons 11 M€ de capital et 12 M€ d'intérêts, détaille Yannick Lucas. Même si nous avons prévu de réduire la dette de 4 M€ l'an prochain, notre endettement reste élevé. »
Du coup, si l'enveloppe dédiée au fonctionnement est dans la norme, au regard d'autres grandes villes de taille similaire, les sommes consacrées à l'investissement sont (un peu) en dessous de la moyenne, pour ne pas alourdir une facture qui s'élève encore à 1.700 € par habitant.

Emprunts Toxiques: le rapport qui renvoie les collectivités à leurs responsabilités

http://www.zoomdici.fr/actualite/Emprunts-Toxiques-le-rapport-qui-renvoie-les-collectivites-a-leurs-responsabilites-id126485.html?PHPSESSID=9eecdd501e175a6bd128101dffcae995

Date : 17/12/2012

Emprunts Toxiques: le rapport qui renvoie les collectivités à leurs responsabilités

L'Association "Acteurs Publics contre les Emprunts Toxiques", présidé par le sénateur-maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent, vient de prendre connaissance avec du rapport de l'Inspection Générale des Finances consacré aux emprunts toxiques détenus par DEXIA.

Ce rapport, daté de juin 2012, non diffusé jusqu'ici, "impute sans aucune audition préalable, ni aucune étude de cas argumentée, la responsabilité de la situation aux collectivités concernées et absout aussi bien DEXIA que l'ensemble des autorités de tutelle et de contrôle".
Pour l'association "Acteurs Publics contre les Emprunts Toxiques", ce rapport "d'une extrême gravité", "fait litière des rapports antérieurs", et ses conclusions "conduiraient à exiger de faire payer uniquement les collectivités et donc le contribuable local, à des niveaux qui ne sont même pas estimés, et (ou) à purement et simplement mettre sous tutelle les collectivités et acteurs publics qui auraient besoin d'une intervention publique".
L'Association "Acteurs Publics contre les Emprunts Toxiques » demande donc une entrevue au Premier ministre pour clarifier la situation.
Dans l'immédiat, au regard de la proposition de création d'un fonds de soutien de 50 millions d’euros dans le Projet de Loi de Finances Rectificatif 2012 en cours d'examen, elle demandera que ce fonds soit porté à 300 millions d’euros par une augmentation de la contribution des organismes financiers et sans préjudice pour les collectivités territoriales non concernées par les emprunts toxiques.

http://www.majorite-municipale-st-etienne.fr/article.php?pg_article=814


Le combat contre Dexia et les emprunts toxiques

Me Hélène Féron-Poloni* : Le combat contre Dexia et les emprunts toxiques aux collectivités


 *Avocate associée au Cabinet Lecoq Vallon & Associés assurant la défense de plusieurs communes et syndicats intercommunaux victimes des « emprunts toxiques ».

Lire l'article sur :

http://www.solidariteetprogres.org/docs/conference-internationale-de-l-institut-schiller/article/me-helene-feron-poloni-le-combat-contre-dexia-et.html

mercredi 5 décembre 2012

la FVM appelle ses adhérents à saisir la justice


http://www.maire-info.com/article.asp?param=15513&PARAM2=PLUS05 décembre 2012
Emprunts toxiques : la FVM appelle ses adhérents à saisir la justice

Face à la menace constituée par les emprunts toxiques pour de nombreuses collectivités, la Fédération des villes moyennes (FVM) appelle ses adhérents à saisir la justice, et demande à l’Etat de débloquer la situation via une concertation collective avec les banques, ainsi que la création d’une « structure de défaisance », a annoncé hier le président de la FVM, Christian Pierret.

Lors d’une conférence de presse, le maire de Saint-Dié a dévoilé les résultats d’une enquête effectuée auprès des adhérents de l’association. Il en ressort que « 50 à 70% » des 97 collectivités ou groupements (82 villes et 15 EPCI) ayant répondu, sur environ 200 adhérents, sont concernées par le problème des emprunts toxiques. « Un tiers estime détenir des produits structurés très nocifs », tandis qu’un autre tiers « juge la situation sous contrôle », a précisé Christian Pierret.

Face à ce problème, les négociations individuelles ne sont pas suffisantes, jugent les élus des villes moyennes. « Il n’y a pas de négociation, car nous n’avons plus d’interlocuteurs à Dexia, dont la plupart des collaborateurs sont partis (Dexia est à l’origine de 85% des prêts toxiques selon l’enquête), et car les conditions qu’on nous propose ne sont plus négociables : pour un restant dû de 39 millions d’euros, on nous demande une soulte de 20 millions ! » pour compenser la renégociation des taux d’intérêts, a déclaré Philippe Lavaud, maire d’Angoulême, qui a intenté un recours en justice.

La FVM appelle ses adhérents, dont nombre d’entre eux sont dans la même situation que la ville d'Angoulême, à l’imiter en « formulant des contentieux à titre conservatoire, permettant des négociations sincères et équilibrées », a déclaré Christian Pierret. Il est urgent de le faire, car « la prescription quinquennale va commencer à jouer pour les crédits contractés fin 2007-début 2008 », a-t-il ajouté. Par ailleurs, les villes moyennes appellent l’Etat à « mettre en œuvre une structure de défaisance », qui bénéficierait d’une partie des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts.
Une solution collective est nécessaire pour la FVM : elle passe par « l'obligation de mettre autour de la table le gouvernement et les banques », a jugé Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les emprunts structurés. L’élu s’est inquiété du déblocage annoncé par le gouvernement de 50 millions d’euros pour les collectivités les plus en difficulté (voir Maire Info d’hier), « pas fait dans la concertation et très dangereux : c’est la reconnaissance d’une erreur de gestion des collectivités, avec un Etat qui montre qu’il est garant des collectivités locales ».

50 millions pour quoi faire ?

http://www.lagazettedescommunes.com/141982/emprunts-toxiques-50-millions-pour-quoi-faire/

Emprunts toxiques : 50 millions pour quoi faire ?                  
 
Le gouvernement est à l'origine d'un amendement au 3e projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2012 qui créé un fonds de soutien de 50 millions d'euros à destination des collectivités locales ayant souscrit des emprunts structurés risqués. La Fédération des villes moyennes (FVM) appelle de son côté, le 4 décembre, les collectivités a assigner les banques.

Depuis le discours du ministère de l’Economie Pierre Moscovici le 8 novembre à Dijon, le gouvernement affiche sa volonté d’agir pour aider les collectivités locales empêtrées dans leurs emprunts dits “toxiques”. Le PLFR présenté le 14 novembre 2012 en Conseil des ministres prévoyait le déblocage d’une somme de 25 millions d’euros en direction des acteurs locaux en difficulté.
Finalement, un fonds de soutien de 50 millions d’euros pourrait voir le jour. Il aurait pour “vocation d’apporter une aide financière aux collectivités particulièrement fragiles qui n’auraient la possibilité de financer seules le coût de sortie ou de réduction du risque de leurs emprunts structurés les plus sensibles”.

C’est en tous cas ce que prévoit l’amendement voté à l’Assemblée le 3 décembre 2012 dans le cadre du 3e PLFR pour 2012.
L’État apporterait 25 millions d’euros sous forme de crédits budgétaires ouverts sur le programme « concours spécifique et administration » de la mission « Relations avec les collectivités territoriales » ; les collectivités locales participeraient avec l’octroi de 25 millions d’euros prélevés sur le produit des amendes de police qui leur est destiné. “La fraction du produit des amendes de police de circulation initialement affectée aux collectivités territoriales et réaffectée au budget général en 2012 [devra être] majorée à due concurrence”, est-il précisé.

“Cet amendement constitue une surprise, ce qui démontre la précipitation [avec laquelle il a été déposé] et l’absence de concertation”, déplore le 4 décembre 2012 Jean-Pierre Gorge, député UMP et rapporteur de la mission d’information sur les emprunts toxiques menée l’an passé à l’Assemblée.
Pour ce dernier, le montant de 50 millions “ne correspond pas à la réalité” – le coût global de sortie de ces emprunts étant estimé à 10 milliards d’euros – et démontre 2 choses : la “reconnaissance d’une erreur des collectivités” et que “l’Etat se porte garant pour elles”.

Fonds mutualisé - Acteurs publics contre les emprunts toxiques avait réclamé le 21 novembre 2012 la mise en place d’un fonds de soutien mutualisé dont le montant n’avait pas été précisé, mais devait s’élever à plusieurs centaines de millions d’euros. La solution du gouvernement est loin du compte.
De plus, l’association suggérait un abondement par une contribution du système financier qui n’a pas été retenue par l’amendement.

Le président d’Acteurs publics contre les emprunts toxiques, le sénateur-maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent (PS), était reçu le 4 décembre à Bercy pour évoquer ces propositions. Le ministère des Finances ne semblent pas prêt à aller beaucoup plus loin, estimant que ses services accélèrent déjà par rapport au précédent gouvernement.
“Il faut une discussion approfondie avec les élus pour trouver une solution pérenne et plus juste” que ce fonds de 50 millions, considère Maurice Vincent, qui attends de voir les modalités de fonctionnement de celui-ci pour éventuellement déposer des amendements lors de l’examen du PLFR au Sénat.

Les villes moyennes pour les recours - Hasard du calendrier, la FVM avait choisi le 4 décembre pour dévoiler les résultats d’une enquête auprès de ses adhérents sur les emprunts toxiques. 31 % d’entre eux affirment avoir des difficultés réelles avec la présence de produits structurés jugés “nocifs”. Un tiers déclarent posséder des produits structurés classiques et le tiers restant ne pas être concerné.
Une dizaine d’adhérents de la FVM aurait introduit des recours en justice, dont Angoulême, Aubagne, Saint-Dié-des-Vosges, Saumur ou Vienne.

Si le président de l’association, Christian Pierret, conseille toujours la négociation, il appelle cette fois-ci les collectivités à s’engager au contentieux à titre conservatoire. “Assigner les banques, ce n’est pas leur déclarer la guerre, estime-t-il. Nous souhaitons négocier mais pas en position de faiblesse, il ne faut donc pas laisser passer les délais de prescription” de 5 ans.
“Les conditions de négociations s’avèrent très défavorables, ajoute-t-il, avec parfois des soultes très importantes, égales ou supérieures au montant restant dû et des taux plus importants que ceux pratiqués pendant la période à taux fixe.”

Structure de défaisance - La FVM demande également la mise en place d’une structure de défaisance à laquelle serait affectée une partie des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts “pour que les collectivités aient de nouveau la capacité d’investir”.
L’association demande par ailleurs l’interdiction de l’accès à ces produits dits “toxiques” et la soumission des contrats d’emprunts au code des marchés publics.
“Il faut avoir une attitude collective déterminée et responsable”, juge Christian Pierret.

Jean-Pierre Gorges de son côté a remis en circulation la proposition de loi élaborée à la suite de la mission d’information et qui prévoit la création d’une structure de cantonnement pour ces crédits problématiques.
“Obligeons l’Etat à mettre les banques et les collectivités autour d’une table pour repackager ces emprunts en gérant la toxicité à part”, remarque-t-il.

Quelle que soit la solution, fonds de soutien mutualisé, structure de défaisances ou de cantonnement, les élus convergent vers une solution nationale à la hauteur des enjeux. Ce que n’a pas proposé jusqu’ici le gouvernement.

mardi 4 décembre 2012

CFE Agglo Montpellier Un numéro Vert

CFE : un numéro vert à partir du 3 décembre

Numéro vert CFE Montpellier Agglomération
 
Parmi les mesures mises en place autour du paiement de la Cotisation Foncière d’Entreprise, Montpellier Agglomération a annoncé l’ouverture d’un numéro vert à la disposition des chefs d’entreprises, commerçants et artisans.

Ce numéro vert est mis à la disposition du public pour répondre à toutes les interrogations relatives aux modalités mises en place autour de la Cotisation Foncière d’Entreprise 2012 par Montpellier Agglomération.

N° vert : 0 800 88 11 77 (taper le « 1 »)
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h

Création d'un fonds de soutien pour les collectivités.

http://www.cbanque.com/actu/34554/emprunts-toxiques-creation-un-fonds-de-soutien-pour-les-collectivites

Emprunts toxiques : création d'un fonds de soutien pour les collectivités.
Les députés ont voté lundi la création d'un fonds de soutien de 50 millions d'euros aux collectivités touchées par les emprunts toxiques, dans le cadre du budget rectificatif 2012.

Le gouvernement a en effet déposé un amendement dans la soirée de lundi, qui mentionne notamment l'« accompagnement » des collectivités dans la « résorption de leur encours ». Ce fonds sera alimenté pour moitié par l'Etat et pour l'autre moitié par le produit des amendes de police destinées aux collectivités.
Le rapporteur du Budget Christian Eckert (PS) s'est interrogé sur le montant de ce fonds compte tenu des sommes en jeu.
Une commission d'enquête parlementaire sur les emprunts toxiques aux collectivités avait chiffré l'an dernier le volume de ces prêts à 18,8 milliards d'euros.
Le député centriste Charles de Courson s'est insurgé contre la mesure.
« Je suis choqué par votre amendement, je crois à la responsabilité des élus ! », a-t-il lancé. « Un prélèvement sur les amendes de police, alors que c'est pour favoriser les investissements pour la sécurité des personnes », a-t-il ajouté.
A l'UMP, le député Eric Woerth a demandé au gouvernement quelle était « la contrepartie » à cet « avantage fait aux collectivités qui ont souscrit des emprunts toxiques ».
Il y a un peu moins d'un mois, des élus dont les collectivités sont touchées par la crise des emprunts toxiques, avaient proposé la création d'un fonds de soutien mutualisé pour leur permettre de sortir progressivement de ces emprunts.

50 millions d'Euros ! Les députés n'ont pas saisi l'ampleur du problème.

Pour Villeneuve les Maguelone le coût des pénalités de sortie de l'emprunt (hors capital emprunté) est de près de 8 Millions d'euros.

dimanche 2 décembre 2012

Villeneuvois OUVREZ LES YEUX !

http://www.houdart.org/lire-article-857


Villeneuvois VOUS AVEZ SOUSCRITS en 2007...

La gestion, Dans les pas de Gérard Bouisson




Emprunts toxiques indexés sur la parité Euro - Franc suisse : Esclaves pour dettes ?
29 novembre 2012 

Vous avez souscrit un ou plusieurs emprunts dont le taux est indexé sur la parité Euro-franc suisse : 
Regardons les choses en face !
 
L'état de votre emprunt est très mauvais et il ne va pas s'arranger de sitôt.
Votre emprunt a probablement été contracté en 2006 ou 2007, voire début 2008, et vous êtes une collectivité territoriale (ou un syndicat de communes) ou un établissement public, par exemple un établissement public de santé.
Vous avez souscrit un emprunt à long terme (15, 20, 25 ans voire plus) et votre banque vous a fait croire que vous alliez bénéficier d'un taux très compétitif, qui serait fixe et « bonifié » durant ses 3 à 5 premières années, puis le demeurerait pendant les 10 à 25 années suivantes, « sauf si » la parité Euro - franc suisse (« EUR/CHF» i.e. la quantité de franc suisse que l'on peut acheter avec un Euro) devenait inférieure à une parité seuil fixée au départ de l'emprunt (Ce qui veut dire que l'euro se déprécie par rapport au franc suisse ou, en d'autres termes, que le franc suisse s'apprécie par rapport à l'Euro ; En toute fin de prêt le taux devenait aussi variable en fonction d'un indice du marché monétaire type Eonia ou Euribor).
Cette parité seuil a été fixée aux environs de 1,42/1,45, alors qu'à cette période un Euro s'échangeait contre 1,55 à 1,68 francs suisses. Sur la période 2002-2007 l'euro s'était apprécié en continu de 15 % par rapport au franc suisse et le plus bas historique, correspondant aux attentats du 11 septembre 2001, avait été de 1,443.
Ce seuil semblait ainsi très éloigné du taux de change EUR/CHF historiquement observé, et sans doute avez-vous pensé qu'il était tout à fait improbable que ce seuil soit franchi compte tenu des apaisements fournis par votre banque.
Malheureusement, en matière financière notamment, les évolutions passées ne constituent pas des indications fiables des évolutions futures. A partir de la crise financière de l'automne 2007 un mouvement de hausse du franc suisse s'enclencha. Puis, avec l'aggravation de la crise, ce mouvement s'accéléra à partir de l'automne 2008.
Car, avec la crise, la devise suisse retrouvait son rôle traditionnel de valeur refuge.
La parité seuil de 1,44 fut ainsi franchie à la baisse en mars de l'année 2010.
Mais votre banque ne vous a probablement rien dit sur le moment…..
Pourtant les conséquences de ce saut de barrière de change étaient dignes d'être signalées : le taux d'intérêt de votre prêt devenait variable, et de plus en plus coûteux, au fur et à mesure de la dépréciation de l'Euro par rapport au franc suisse.
Dans cette chute de l'Euro par rapport au franc suisse un point bas, très bas (à 1,04), fut atteint en août 2011. Ce qui, en septembre 2011, obligea la Banque Nationale Suisse à intervenir massivement pour freiner cette hausse de sa monnaie qui menaçait les exportations suisses (vitales pour l'économie de ce pays : elles représentent 35% du PIB) et pour maintenir un cours plancher EUR/CHF de 1,20.
Or, si vous êtes un emprunteur ayant souscrit en 2007 un emprunt de 10 millions d'Euros, remboursable par annuités constantes sur une durée de 25 ans et dont le taux de départ était de 4,50%, vous devez constater qu'en fonction des parités EUR/CHF désormais observables et des formules de calcul du taux les plus usuelles, à savoir :
Taux du prêt = Taux Fixe applicable au dessus du seuil + K% * [(P seuil/ P observée) -1],
pour laquelle:       
        · K est un coefficient multiplicateur (que l'on appelle le « levier » de la formule) : généralement 50% ;
· P observée est la parité EUR/CHF constatée sur le marché des changes le jour fixé par le contrat pour la comparer à la parité seuil afin de savoir si le taux appliqué sera le taux fixe ou le taux variable, et dans ce dernier cas pour calculer le taux variable applicable en application de la formule ;
· P seuil est la parité EUR/CHF dont le franchissement à la baisse déclenche l'application du taux variable : souvent 1,44,
le taux et le coût de votre emprunt sont d'ores et déjà très difficilement supportables, et susceptibles de devenir franchement prohibitifs, comme le montre bien le tableau ci-dessous :
Parité EUR/CHFTaux applicableMontant des annuitésCout du prêt (somme des intérêts payés)
1,504,50%
931 138,08 €3 967 071,22 €
1,309,88%
1 305 744,89 €9 586 173,33 €
1,2014,50%
1 668 959,33 €15 034 389,93 €
1,1019,95%
2 134 403,18 €22 016 047,67 €
1,0423,73%
2 474 474,71 €27 117 120,67 €
Delta EUR/CHF 1,5/1,214,50% au lieu de 4,50%Soit 737 821,25 €
par an en plus.Soit 11 067 318,72 €
d'intérêts payés en plus sur la période.
 
Si la Banque Nationale Suisse maintient durablement la parité EUR/CHF au taux de 1,20, vous devriez donc payer chaque année 737.821 € en plus au titre de cet emprunt (par rapport à ce que vous avaient fait croire ceux qui vous ont conseillé de conclure cette opération de prêt) soit un coût supplémentaire total de 11.067.318,72 € supérieur de plus d'un million d'Euros au capital emprunté au départ….
Que la Banque Nationale Suisse soit capable de stabiliser la parité EUR/CHF autour du niveau plancher de 1,20, c'est ce que l'on peut espérer.
Elle a démontré en effet sa détermination à le faire. Après avoir baissé au minimum ses taux, elle n'a pas hésité à intervenir massivement sur les marchés pour vendre du franc suisse contre les principales devises (Euro majoritairement) afin de freiner, puis de stopper, la hausse de sa monnaie due à l'afflux de capitaux, en particulier européens, à la recherche d'un abri sûr.
La BNS y est parvenue mais :
- Le cours plancher que la BNS s'est fixée pour la parité EUR/CHF est bas (la maintenir au dessus de ce niveau aurait été beaucoup trop coûteux) et très en-dessous de la barrière de change des emprunts indexés sur la parité EUR/CHF (1,42 – 1,45),
- Cela a eu pour effet d'accroître les réserves de change de la Suisse à un niveau jamais vu de 457 milliards de Dollars soit plus de 70 % de son PIB (environ 636 milliards de Dollars US) et de multiplier par 4 le total du bilan de la Banque Nationale Suisse depuis le début de la crise (il atteint désormais près de 500 milliards de francs). Cela signifie qu'une perte de 10% sur la valeur de cet encours représenterait pour les Suisses une perte équivalente à 7% de leur PIB (D'où la nécessité pour la BNS de chercher à mieux répartir ses réserves pour diminuer le risque de perte. Ce qu'elle a fait dans la période la plus récente en réduisant son exposition à l'Euro (dont la part dans les réserves est passée de 60 à 48% ce qui témoigne aussi de leur confiance dans l'avenir de la monnaie unique…), et en augmentant ses achats de titres en devises autres que l'Euro, en particulier en Livres Sterling, en Couronnes danoises, en Dollars Australiens, et en Won coréens (entre autres), et en achetant davantage d'actions)…
- Le maintien sur longue période d'une telle politique produit des effets pervers : faire ainsi marcher la planche à billets et maintenir des taux très bas pour décourager l'achat de francs suisses crée à moyen terme un risque de bulle spéculative (L'immobilier est déjà en surchauffe en Suisse : + 4,5% de hausse en moins d'un an) et d'inflation
 


Dans un article du 1er septembre 2012, le journal suisse Le Temps a interrogé différents économistes sur l'avenir du taux plancher. La plupart d'entre eux pensent que ce taux va être maintenu, sauf accident grave au niveau de la zone Euro qui pousserait le franc suisse vers des niveaux encore plus bas de 1,10, 1, voire 0,90….
Mais aucun n'imagine que la parité EUR/CHF puisse remonter au-delà de 1,30 – 1,40 et tous ne sont pas absolument convaincus que la BNS puissent indéfiniment résister aux pressions des marchés en défendant le cours plancher actuel.
Certains spécialistes estiment aussi que le franc suisse se rapproche progressivement de sa valeur d'équilibre, notamment en raison de l'inflation qui est plus élevée dans l'Union européenne qu'en Suisse.
La parité de pouvoir d'achat est estimée aux alentours de 1,35 franc suisse par euro, moins que le niveau de 1,4 franc cité l'été dernier avant l'intervention de la BNS et, en juin 2012 Crédit Suisse évaluait cette parité à seulement 1,3 et 1,34 franc suisse par Euro. Cette parité de pouvoir d'achat ne tient toutefois pas compte des effets durables de la crise de l'Euro qui est, chacun le voit bien, grave et profonde.
Et qui fait que l'Euro ne va s'apprécier ni prochainement, ni rapidement. Dans un contexte de récession de la plupart des économies de la zone Euro (récession entretenue par des politiques publiques pro-cycliques), la Banque Centrale Européenne doit d'une part inonder le marché de liquidités pour que le système bancaire reste fonctionnel, et d'autre part maintenir des taux bas, pour ne pas aggraver la récession. Ces facteurs pèsent et vont peser pendant longtemps sur les cours d'échange de l'Euro.
Autrement dit : le maintien sur une longue durée de la parité de 1,20 est le plus probable, sauf aggravation brutale de la crise de l'Euro qui pousserait la parité EUR/CHF en dessous de ce niveau (1,10 ?, 1 ?).
Mais il est illusoire d'imaginer aujourd'hui un retour au dessus de la barrière de change des emprunts de 2006 - 2008.  
Bref : Regardons les choses en face!
Au mieux, et pendant de nombreuses années, le taux de votre emprunt continuera d'être calculé en fonction d'une parité EUR/CHF de 1,20. 
Soit, en fonction des différentes formules de calcul, des taux d'emprunt compris entre 12 et 16% par an.

jeudi 29 novembre 2012

Anne Marie Escoffier...Dexia...Crédits Toxiques...

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2012/11/29/Anne-Marie-Escoffier-Le-citoyen-est-l-element-de-base


La Nouvelle République


Extrait :

Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée auprès de la ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la Décentralisation :

« Les emprunts toxiques sont un problème que le gouvernement a pris à bras-le-corps dès le mois de mai pour essayer de trouver des solutions et dégager des facilités de crédits pour les collectivités territoriales.
Le problème est de nature européenne compte tenu des statuts de la banque Dexia par rapport à la Belgique.
Une solution se dessine.
Elle permettrait de soutenir les collectivités territoriales qui sont en difficulté. »

Il est donc permis d'espérer !

mercredi 28 novembre 2012

CFE 2012 le Sénat amende le projet de loi de finance.

http://www.maire-info.com/article.asp?param=15481&PARAM2=PLUS

Le Sénat ouvre la possibilité de revenir sur les délibérations de CFE pour 2012


Le Sénat ouvre la possibilité de revenir sur les délibérations de CFE pour 2012
Le Sénat a adopté hier à l’unanimité un amendement au projet de loi de finances pour 2013 qui devrait permettre aux collectivités locales de recalculer le montant minimum de la cotisation foncière des entreprises (CFE), dont la hausse avait provoqué une fronde des PME et petits commerçants. Les communes et communautés qui le souhaitent pourraient ainsi revoir à la baisse les bases minimum de CFE qui avaient été définies pour 2012, lors de délibérations des conseils municipaux ou communautaires en 2011.
Pour cela, elles devront prendre une nouvelle délibération « avant le 21 janvier 2013 », précise l’amendement à l’article 18, transformé en article 18 bis. Un système d’acompte avait été prévu par la commission des finances, mais il a été modifié en séance publique : pour combler la différence entre l’impôt dû par le contribuable selon les deux délibérations, les collectivités prendront « en charge, en lieu et place des redevables, tout ou partie de la fraction de la cotisation minimum » de CFE votée en 2011. « Les modalités comptables de cette prise en charge sont fixées par un arrêté du ministre chargé du budget », complète l’amendement.
La CFE est l’une des composantes de la Contribution économique territoriale (CET) qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010. Son taux, et sa base minimum (entre 206 et 6 102 euros) sont votés chaque année par les conseils municipaux ou communautaires. Un grand nombre d’entre eux avaient fortement augmenté ces bases pour combler un manque à gagner fiscal auprès des titulaires de bénéfices non commerciaux (souvent des professions libérales). Mais en l’absence de données précises, ces hausses avaient touché également les petits commerçants. (voir
Maire Info
des 20 et 22 novembre).
L’AMF, qui a alerté la semaine dernière les services de Bercy sur la situation, a également demandé l’aménagement d’un dispositif « pérenne » sur lequel elle s’est dit prête à travailler. François Marc, rapporteur général de la commission des Finances et auteur de l’amendement au Sénat, a annoncé que «
la commission des finances veut poursuivre la réflexion sur la cotisation minimum. Certains suggèrent de se fonder sur la valeur ajoutée. » Ce mode de calcul permettrait de séparer les petits commerçants, dont les marges sont faibles, des professions libérales dans le calcul de l’impôt.

E.G.E.

vendredi 23 novembre 2012

Prêts toxiques : les litiges vont se multiplier



Les élus veulent un fonds de soutien mutualisé.
Ils ont jusqu'à juin pour aller en justice, mais l'Etat encourage les négociations.




Les banques impliquées dans des emprunts toxiques à des collectivités locales risquent de se retrouver nombreuses à la barre des tribunaux de grande instance. La date butoir pour lancer des procédures judiciaires - la mi-juin 2013 - approche à grands pas. Pour l'heure, Dexia annonce 57 assignations, tandis que l'association Acteurs publics contre les emprunts toxiques, qui regroupe 75 collectivités, évoque une trentaine de litiges, toutes banques confondues.
Aucun jugement n'a été rendu. « Les banques ont tout intérêt à jouer la montre car les communes ont du mal à supporter les échéances majorées », analyse un expert.
Encouragés par les déclarations faites le 8 novembre à Dijon par le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, les élus tirent à nouveau la sonnette d'alarme. 
« Il faut que l'Etat intervienne», martèle Maurice Vincent, maire (socialiste) de Saint-Etienne et président de l'association, qui évalue à « plus de 1.500 » les acteurs publics concernés, qui « ont contracté au total 18 milliards d'euros de prêts toxiques ».
Début décembre, ils réitéreront à Bercy leur souhait d'un fonds de soutien mutualisé, qui serait abondé à majorité par les banques, « à hauteur de 10 % à 15 % par l'Etat », et, enfin par les collectivités locales touchées.

L'Etat prêt à aider

Le ministère de l'Economie et des Finances aurait bien mobilisé une enveloppe financière d'aide. Reste à en définir le montant. Côté élus, on espère monter à « quelques centaines de millions d'euros » pour une intervention « de cinq à sept ans ».
Ce n'est pas gagné. « L'Etat acceptera d'aider les communes de moins de 10.000 habitants, mais pas les plus grosses », estime un proche du dossier.
Plutôt que de jouer les pompiers financiers, l'Etat chercherait à peser pour que les banques lâchent du lest dans les négociations. « Etant garant à 48,5 % des pertes de Dexia, l'Etat a intérêt à ce que les dossiers se règlent à l'amiable », décrypte ainsi Michel Kopfler, consultant spécialisé en finances locales.
D'autant que les emprunts n'ont pas fini de poser problème. « Les derniers produits structurés ne s'éteindront qu'à la fin des années 2030, nous ne sommes donc pas à l'abri de nouvelles explosions », prévient Michel Kopfler.
Marion Kindermans, Les Echos
Les litiges vont se multiplier... c'est ce que je soulignais dans l'article du 30 septembre :
http://maguelonefinances.blogspot.fr/2012/09/la-parole-est-la-defense-2.html





jeudi 22 novembre 2012

Emprunts toxiques : des élus pour la création d'un fonds de soutien mutualisé



http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202402006456-emprunts-toxiques-des-elus-pour-la-creation-d-un-fonds-de-soutien-mutualise-513117.php?xtor=AL-4003-%5BChoix_de_la_redaction%5D-%5Bemprunts_toxiques_des_elus_pour_la_creation_d_un_fonds_de_soutien_mutualise%5D

Emprunts toxiques : des élus pour la création d'un fonds de soutien mutualisé

C'est la proposition de Maurice Vincent, le sénateur-maire de Saint-Etienne qui préside l'association Acteurs publics contre les emprunts toxiques. Ce fonds serait alimenté par une contribution du système financier, l'Etat et les collectivités touchées.

Des élus victimes d'emprunts toxiques ont proposé la création d'un fonds de soutien mutualisé pour leur permettre de sortir progressivement de ces emprunts.
« Nous préconisons la constitution d'un fonds de soutien mutualisé alimenté par une contribution du système financier et également par l'Etat et par les collectivités touchées, pour celles-ci dans une mesure acceptable et sur la base du volontariat », a déclaré mercredi Maurice Vincent (PS), sénateur-maire de Saint-Etienne.

« La constitution du fonds doit permettre la sortie progressive de ces emprunts toxiques, pour être remplacés par des emprunts classiques, sur 5 à 7 ans », a ajouté Maurice Vincent, qui préside aussi l'association Acteurs publics contre les emprunts toxiques et qui est parvenu voici peu à un accord avec Royal Bank of Scotland pour solder un conflit lié à ce type d'emprunt.
Mais d'autres communes comme Saint-Chamond qui avait perdu 900.000 euros en 2009 ou Saumur, engagée dans un bras de fer avec Dexia, sont dans des situations plus préoccupantes.

La proposition du sénateur-maire fait écho à celle du ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, qui avait annoncé, le 9 novembre dernier, la création d'une cellule nationale de gestion de risques pour les collectivités qui ont contracté des emprunts toxiques. Il avait notamment évoqué, pour les cas les plus graves, un mécanisme spécifique d'aide serait mis en place dès lors que les collectivités concernées accepteraient de prendre leur part à l'effort.
 
Taux bonifiés
En France, l'encours de ces emprunts toxiques est estimé à 18 milliards d'euros et 1.600 collectivités et acteurs publics sont concernés, a estimé M. Vincent. Mais le coût de sortie de ces emprunts, c'est-à-dire le risque qu'ils représentent si rien n'est fait, représente entre 8 et 10 milliards d'euros supplémentaires. D'où la multiplication des recours engagé par les collectivités locales.

Des banques avaient proposé aux collectivités des emprunts structurés avec un taux d'intérêt bonifié pendant une première période d'amortissement, avant d'être liés à des indices. Parmi ces prêts, les emprunts dits « toxiques » sont les plus spéculatifs car ils peuvent entraîner de fortes hausses des taux d'intérêt étant donné qu'ils sont couplés, par exemple, à des évolutions de taux de change.

LES ECHOS
Lire aussi
http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2012/11/22/appel-a-l-aide-contre-les-emprunts-toxiques

ou
http://www.lejsl.com/actualite/2012/11/22/emprunts-toxiques-un-fonds-mutualise-pour-s-en-sortir

mercredi 21 novembre 2012

CFE Agglo de Montpellier.

Montpellier Commerçants en colère : le gouvernement va réviser la CFE 

Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a annoncé une révision en profondeur de la CFE d'ici 2013.
(AFP/LIONEL BONAVENTURE)
 
Le ministre du budget Jérôme Cahuzac a annoncé, ce mardi, une révision de la Cotisation foncière des entreprises (CFE).

La contestation des commerçants de l'Agglomération de Montpellier relayées à l'Assemblée nationale par le député de l'Hérault, Christian Assaf, a porté ses fruits.
Cet après-midi, à l'occasion des questions au gouvernement, le ministre du budget Jérôme Cahuzac, a annoncé trois mesures importantes sur la révision de la Cotisation foncière des entreprises (CFE).

Une révision en profondeur en 2013

Tout d'abord, la date limite de paiement,fixée au 17 décembre, est repoussée au-delà du 31 décembre.

Seconde mesure, les collectivités pourront réviser ou annuler d'ici le 31 décembre la CFE 2012 sur leur territoire.

Enfin, le gouvernement s'est engagé à une révision en profondeur de la CFE en 2013.
La future cotisation ne tiendra plus uniquement compte du chiffre d'affaire mais aussi de la taille et du type d'entreprise.

"La balle est désormais dans le camp de Jean-Pierre Moure", a déclaré Christian Assaf a la sortie de l'Assemblée.

Actuellement à Paris, le président Jean-Pierre Moure doit rencontrer le ministre du budget cet après-midi à 17h30.

Midi Libre le 20/11/2012