vendredi 14 mars 2014

Comprendre des emprunts toxiques

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/03/13/tout-comprendre-des-emprunts-toxiques-en-10-questions_4381222_4355770.html

Tout comprendre des emprunts toxiques en 10 questions

Le Monde.fr    Mathilde Damgé 

1. Qu'est-ce qu'un emprunt « toxique » ?

C’est un emprunt qui prend la forme d'un produit structuré, c'est-à-dire composé de plusieurs briques, chacune étant changeante selon des conditions liées à l'évolution des marchés financiers. Concrètement, c'est un crédit combiné avec l'équivalent d'un droit d'acheter ou de vendre un titre financier (aussi bien une action qu'un contrat de livraison de blé), lequel fait évoluer le taux du crédit selon, par exemple, la parité du franc suisse et de l'euro.

En général, le produit structuré comporte une première période très attractive, suivie d'une deuxième partie plus coûteuse pour le souscripteur.

2. Quels risques font peser ces emprunts toxiques sur les communes aujourd'hui ?

Les communes qui croyaient faire de bonnes affaires et se retrouvent avec des taux d'intérêt de 30 % à 40 % sur certains emprunts sont forcées, pour certaines, de renégocier, là encore à prix fort, les conditions de ces emprunts, ou bien decontinuer à payer les intérêts en grevant les finances de la commune, ou encore d'arrêter de payer et d'entamer un contentieux avec la banque.
Une commune ne peut pas faire faillite : en cas de risque de défaut de paiement, le préfet peut prendre le contrôle des opérations et imposer des mesures drastiques, notamment des hausses d'impôt ou des réductions des dépenses publiques.

3. Tous les produits structurés sont-ils toxiques ?

Non, tout dépend de ce sur quoi le produit est indexé. Dans beaucoup de cas, le produit vendu reposait sur le pari que les taux restent à un certain niveau. Par exemple, les taux d'intérêt à court terme sont souvent inférieurs aux taux à long terme (sauf exception, comme un cas de forte tension sur le marché du crédit).
Mais, même les références réputées stables peuvent réserver des surprises.

4. Pourquoi des maires ont-ils eu recours à de tels produits ?

Pas forcément pour emprunter plus, mais pour bénéficier de taux qui étaient plus bas à ce moment-là. Le prix à payer était une part de risque, souvent mal comprise des élus. La plupart pensaient sincèrement obtenir des conditions avantageuses de façon durable pour donner plus de marge de manœuvre budgétaire à leur commune, à un moment où, par ailleurs, l'Etat leur donnait de plus en plus de responsabilités dans le cadre de la décentralisation.
Il faut ajouter que les commerciaux des banques savaient se montrer créatifs, en vendant des produits aux noms rassurants comme « Tofix » ou « Tip Top ».

5. Peut-on signer un contrat quand on ne le comprend pas ou mal ?

Il n'existe pas de texte législatif sur la capacité de celui qui ordonne le contrat à lecomprendre. Mais un élu se doit de savoir comment sa signature engage sa collectivité. Il peut d'ailleurs se faire aider du comptable et des services de la mairie, qui vont analyser la proposition de la banque.
De son côté, le commercial est tenu par une directive européenne (appelée Mif et transposée en droit français en 2007) d'évaluer deux critères : le client comprend-il le produit ? Et ce produit est-il adapté aux besoins du client ? La charte signée par les banques en 2008 reconnaît en outre les collectivités comme des clients non professionnels et engage, à ce titre, ses signataires à fournir des scénarios de « crash-tests » en français (et non en anglais, langue traditionnelle des contrats de banques internationales).

6. Est-ce légal de favoriser un produit spéculatif quand on gère des finances publiques ?

Ce n'est pas recommandé, mais en tout cas, ce n’est pas illégal. Une circulaire datant de 1992 interdit de vendre des produits spéculatifs aux collectivités, car la puissance publique estime que ce sont des opérations qui ne relèvent ni de leurs compétences ni de l'intérêt général.
Une interdiction qui épargne la notion de couverture des risques, c’est-à-dire l’achat d’un produit financier faisant le pari inverse de celui qu’on veut couvrir. Une autre circulaire de 2010 confirme la nécessité de transparence sur le sujet mais n'interdit pas non plus la distribution de produits structurés.

7. Une ville ne devrait-elle emprunter qu'à taux fixe ?

Pas forcément ; les produits à taux variables sont plus intéressants aujourd'hui (ils sont consultables sur le site de la Banque de France) par rapport aux taux fixes du marché. En gros, une commune ne prend pas de risque à continuer d'emprunter à taux variables, à condition que ce produit ne soit pas assorti à une structure spéculative, dont il est assez onéreux de sortir en général.

8. Ma ville est-elle concernée ?

Il y a des chances non négligeables : les collectivités représentent entre 41 et 47 % de la totalité des emprunts à risque publics, d'après un rapport du Sénat. Les situations qui apparaissent problématiques se concentrent sur un nombre limité de collectivités territoriales, plus spécifiquement sur les communes de plus de 10 000 habitants.
Certaines communes ont trouvé une astuce : se délester des produits à risque dans les budgets des communautés d'agglomération, comme à Lille (avec Lillemétropole communauté urbaine), ou dans d'autres organismes, comme le Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru) de Saint-Germain-en-Laye.
Selon la dernière enquête du cabinet spécialisé dans l’audit des finances locales FCL-Gérer la Cité, enquête qui date de 2011, les produits structurés représenteraient environ 15 % de l'encours de la dette des collectivités locales.

9. Comment l'Etat a-t-il réagi ?

En octobre 2011, a été mise en place une cellule interministérielle de suivi des emprunts à risque du secteur local, qui réunit, chaque trimestre, des représentants des différentes administrations concernées.
Ce dispositif a été renforcé par la création de cellules départementales de suivi de la dette autour du préfet et du directeur régional ou départemental des finances publiques. Mais, dans de nombreux départements, la cellule n'a pas été activée (comme en Côte-d'Or) ou les mairies semblent ignorer tout de son existence (comme c'est le cas à Asnières, dans les Hauts-de-Seine).
Un médiateur pour les emprunts toxiques, Eric Gissler, inspecteur général des finances, a aussi été nommé en 2009. Son utilité semble avoir été assez limitée car le fait d'être dans un processus de médiation bloque la possibilité de recours au contentieux.

10. Que va-t-il se passer maintenant ?

Outre le taux, il est également intéressant d'avoir le détail des échéances de ces contrats, dont plusieurs ont été repoussées par les maires en place à 2014 et 2015, soit après les élections municipales.
Les années qui viennent vont être éprouvantes pour les nerfs des nouveaux élus. Le département de Seine-Saint-Denis et la ville de Saint-Etienne ont obtenu enjustice une renégociation de la dette. Une centaine de contentieux a déjà été portée devant les tribunaux. Mais est-ce une solution pérenne ? L'Etat est garant des prêts de Dexia, qu'il a sauvé de la faillite. Or, Dexia représenterait deux tiers du marché des emprunts toxiques des communes. Il est d'ailleurs assez ironique, à ce titre, de constater que trois des banques les plus impliquées dans ce scandale des emprunts toxiques sont trois entreprises qui ont été sauvées par leurs Etats : la franco-belge Dexia, la britannique RBS et l'allemande Depfa. En somme, après avoir couru au secours des « responsables », les banques, l'Etat vient en aide aux « victimes », les collectivités locales.

jeudi 13 mars 2014

FR3

Dommage Bernard Deau et Jean Ruiz passent à la trappe.
Dommage, pour Jean Ruiz certains diront que c'est mon côté Chomsky, d'autres mon côté hypocrite.


mardi 11 mars 2014

Nouveau revers judiciaire pour Dexia et la Caffil

http://www.maire-info.com/article.asp?param=17024&PARAM2=PLUS

Emprunts toxiques : nouveau revers judiciaire pour Dexia et la Caffil

C’est le deuxième acte de la bataille judiciaire entre les banques et les collectivités qui vient de se jouer : vendredi 7 mars, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné Dexia crédit local et la Caisse française de financement local (Caffil) à remplacer par le taux d’intérêt légal, quasiment nul cette année, le taux originel d’un prêt contracté par la commune de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).
Selon Henri Plagnol, maire de Saint-Maur, ce jugement entraînerait pour ce seul emprunt, d’un montant de 10 millions d’euros, une « économie potentielle de 600 000 euros par an » ; il a bon espoir qu’il puisse s’appliquer également à la quinzaine d'emprunts du même type contractés auprès de la banque.
Cette fois-ci, la raison invoquée par le TGI de Nanterre n’est pas l’absence du taux effectif global (TEG), indicateur du coût total du crédit exprimé en taux annuel, sur le fax de confirmation du prêt. Le tribunal a en effet jugé que ce motif était prescrit. En revanche, il a donné raison à la commune qui mettait en cause l’absence d’éléments nécessaires au calcul du TEG sur un document postérieur, concluant le prêt.
Après l’affaire du conseil général de Seine-Saint-Denis contre Dexia (lire Maire info du 11 février 2013), c’est la deuxième fois que la justice donne – partiellement – raison à une collectivité dans le dossier des emprunts toxiques. Ce qui ne devrait que renforcer la détermination du gouvernement à trouver un dispositif de « validation » a posteriori de tous les contrats d’où le TEG était absent – motif de la « victoire » de la Seine-Saint-Denis –, et peut-être à présent des contrats au TEG incomplet, comme dans le cas de Saint-Maur.
Rappelons que cette mesure de validation avait été adoptée dans la loi de finances pour 2014 avant d’être censurée par le Conseil constitutionnel (lire Maire info du 2 janvier).
Le risque pour les finances de l’Etat se chiffre en effet en milliards d’euros : via la Caffil, filiale de la Société de financement local (Sfil) dont il est lui-même actionnaire majoritaire, il a hérité de 8,4 milliards d’euros d’encours d’emprunts toxiques contractés par des collectivités (lire Maire info du 14 janvier).

Emprunts toxiques : Saint-Maur-des-Fossés gagne son procès contre Dexia !


11 mars 2014

http://echelledejacob.blogspot.fr/2014/03/emprunts-toxiques-saint-maur-des-fosses.html

Emprunts toxiques : Saint-Maur-des-Fossés 

gagne son procès contre Dexia ! 

Bercy s’inquiète




Vendredi 7 mars 2014 est tombée une seconde condamnation de Dexia
et de ses emprunts toxiques ! Pour ne pas avoir indiqué le TEG 
(Taux effectif global), la banque est condamnée à remplacer le taux actuel 
du prêt par le taux légal de 0,04 % et à rembourser la commune de 
Saint-Maur-des-Fossés (94) des intérêts ainsi perçus illégalement. 
Pour ce seul crédit, c’est 600 000 euros par an de différence pour la commune !

Le Maire de la commune a déclaré que « c’est une décision d’une 
importance capitale pour la ville de Saint-Maur, mais qui va très au-delà ». 
Pourquoi ?


Disons que lorsque la justice s’applique, cela n’arrange pas le Ministère de l’économie et 
des finances !

Après un premier échec à la fin de l’année dernière, le gouvernement tient toujours à 
rendre légales ces pratiques bancaires dont ont été victimes des centaines 
de collectivités territoriales ; sans oublier les particuliers et entrepreneurs qui le sont au 
quotidien par la multiplication hors-la-loi de frais appliqués aux découverts.

Les procédures prenant du temps, plus de 200 verdicts sont encore attendus. 
Cette décision en faveur de Saint-Maur-des-Fossés est alors cruciale pour ceux qui
comptent bien ne plus négocier.

Un petit rappel

En 2008 la banque Dexia subit les ravages des subprimes américains. 
C’est la récompense d’une aventure financière « à l’américaine ». 
Le gouvernement Sarkozy décide de mettre la main à la poche plutôt 
que de faire le ménage entre les dettes de jeux et les crédits utiles. En 2011, 
la France reprend pleinement 8,4 milliards d’euros d’emprunts « sensibles » 
et les place entre les mains de la SFIL (Société de financement local).

Le 8 février 2013, le TGI de Nanterre donne raison à la Seine-Saint-Denis 
et exige l’annulation des taux d’intérêt dont elle est victime. En septembre 2013, 
la SFIL fait l’objet de 196 assignations en justice et Dexia 54. Si les communes 
gagnent, ce n’est plus seulement Dexia qui perd mais aussi le nouveau 
créancier... l’Etat français !

Alors, quitte à ne pas rompre avec gouvernement précédent, le gouvernement 
Hollande fait le choix de s’attaquer aux communes et de défendre les banques.

Seulement, le 29 décembre 2013, le Conseil Constitutionnel refusait 
de valider une amnistie des banques votée au Parlement. Mais ni une 
ni deux, Bercy a annoncé sa ferme volonté de la faire passer 
prochainement. 
Voilà où nous en sommes...

samedi 8 mars 2014

Emprunts toxiques : Saint-Maur gagne contre Dexia

http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/emprunts-toxiques-la-ville-gagne-contre-la-banque-dexia-08-03-2014-3653209.php

Emprunts toxiques à Saint-Maur : la ville gagne contre la banque Dexia


LE TRIBUNAL DE NANTERRE (92) LA RESTITUTION DES INTÉRÊTS TROP PERÇUS

Une première victoire dans le dossier des emprunts toxiques qui pourrait en amener d'autres. Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné, ce vendredi après-midi, Dexia dans le contentieux qui l'opposait à la ville de Saint-Maur....

mercredi 5 mars 2014

F.N. Convivialité avec l'équipe Stopiello

Vu sur le site :

VILLENEUVE LES MAGUELONE EN BLEU MARINE 

Jean Ruiz


http://www.fnmunicipales.fr/maguelone/photos/Convivialite-avec-l-equipe-Stopiello_gp2491903.html

Convivialité avec l'équipe Stopiello

Entre gens de bonne compagnie ...

Pinaise la photo a disparu !!!
Il n'y a plus d'abonné à l'adresse de la page web !!!

mardi 4 mars 2014

A Paris :Une tête de liste du FN à Paris suggère de "concentrer" les Roms "dans des camps"

Totalité de l'article :
http://www.francetvinfo.fr/elections/municipales/municipales-une-tete-de-liste-du-fn-a-paris-suggere-de-concentrer-les-roms-dans-des-camps_543821.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140304-[lestitres-coldroite/titre5]

Extrait de l'article :

 Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu marine              dans le 6e arrondissement de Paris pour les municipales, a fait                      cette suggestion sur son blog, avant d'affirmer que ce n'était pas                        sa proposition. 

Par Mis à jour le  , publié le 


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  • 5

La charge à l'encontre des Roms est violente. Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu marine dans le 6e arrondissement de Paris pour les municipales, a suggéré sur son blog de "concentrer" les Roms "dans des camps". 
Contacté par l'AFP lundi 3 mars, le candidat a expliqué qu'il ne s'agissait pas de ses propositions.
Sur son blog, le président de Souveraineté, Indépendance et Libertés (Siel, un micro-parti allié au FN au sein du RBM), s'en prend dans plusieurs articles à la présence de Roms dans son arrondissement huppé de la capitale où il est candidat. Il qualifie leur présence d'"invasion" ou de "lèpre" qui porte atteinte à "l'ordre esthétique" du VIe arrondissement parisien. Selon lui, les Roms "l'amochent [le VIe arrondissement] de part en part, et rompent le charme de la moindre promenade." Un témoignage "jusqu'à la caricature de l'irresponsabilité générale, et corrélativement de l'abandon complet de la dignité nationale".
Cet ancien député européen s'interroge: "Mais que peut faire M. le Ministre de l'Intérieur - à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu'elles escomptaient du voyage qu'elles préféreraient déguerpir d'un territoire aussi inhospitalier".
...

vendredi 28 février 2014

Villeneuve les Maguelone : Indicateur de la gestion des finances communales

http://www.contribuables.org/
Envie de découvrir un diagnostic indépendant sur la gestion des finances de notre commune ?

Cliquez sur l'image ci dessous


Et recevez par courriel l'ensemble du bilan financier détaillé de la commune !



Voir la méthodologie


Réunion Publique du 27 février 2014 (2)

Continuons ensemble pour Villeneuve

Un résumé de mon commentaire sur la présentation :


Pour mon intervention j'ai reçu des tas de conseils
sois court, oublie la technique, vulgarise
Concernant les finances plus facile à dire qu'à faire...

Pour piquer votre curiosité et susciter votre intérêt je vous ferai remarquer que la dette villeneuvoise a explosé entre 2000 et 2007 et que dans le même temps les taux communaux d'imposition sont passés de 13% à plus de 21% (+ de 50% de hausse!).
Certains ne semblent pas considérer qu'il y ait un quelconque lien.

Etonnant non ?

2008 dette


A cette date la dette figurant dans les comptes de la
commune s'élevait à : + de 18 millions d'€uros en réalité si on inclue l'emprunt dans les comptes du SIVOM de Frontignan et celui induit par les investissement lancés en 2007 non financées la dette potentielle était de près de 20 millions d'€uros.

Soit plus de 3 fois la moyenne des villes de même importance.

Mais un endettement n'est rien si le potentiel fiscal est en
rapport, malheureusement le potentiel fiscal villeneuvois
culmine à 500 € par habitant à rapprocher de la moyenne
des villes de même importance : 800 €

Soit si je résume
Endettement de 3 fois supérieur à moyenne de la strate
ainsi qu'un potentiel fiscal de seulement 60% cette même
moyenne.

En outre, les Villeneuvois bénéficient de taux d'imposition
communaux parmi les plus hauts du département, la marge
de manoeuvre en matière d'imposition est par conséquent
fort restreinte.


2008 Composition de la dette :

Elle comprend notamment :

+ de 60% de produits à risques dont 9 millions d'€uros
de produits structurés communément appelés« emprunts toxiques
tous souscrits auprès de Dexia crédit local.


Qu'est-ce qu'un prêt structuré
dit « toxique » ?

Un prêt toxique est un prêt généralement en 3 phases dont, pour la phase structurée, la plus longue, le taux d'intérêt est fonction de rapports (ici taux de change) qui sont aléatoires, spéculatifs signifiés qu'à posteriori et qui donc ne peuvent être connus lors de la signature du contrat.


Pour en revenir à nos emprunts :

- Une première phase de 3 ans à taux fixe un peu moins de 4%
- Puis d'une phase « à risque » de 17 ans assise
pour le 1er sur le rapport de change euro/franc suisse
pour le 2ème sur des rapports de taux zone euro/livre anglaise
- Et une 3ème phase anecdotique en fin de contrat de 2 ans à
taux fixe.

Prenons l'exemple de l'emprunt assis sur le rapport Euro/
franc suisse
Le contrat de prêt, pour la phase structurée, détermine
- Une date, le 11 mai, pour constater un rapport de change.
- Et un seuil, 1,44, en deçà duquel le taux varie dans notre cas sans qu'un plafond n'ait été déterminé.

Un exemple, certes extrême mais réel :
si un 11 mai voyait se reproduire le rapport de change du 10
Août 2011, le taux annuel de l'emprunt serait de 23,84%

A ce jour, le gouvernement helvétique ayant décidé de
soutenir l'Euro et de ne pas accepter que la barre des 1,20
soit franchie, si cette position est tenue, le taux ne devrait
pas excéder 13,93%.


La simple application de ce taux, 13,93% se traduirait
mathématiquement par une augmentation de notre fiscalité
communale de 7 à 8%. Je vous laisse calculer la hausse induite par un taux d’intérêt de 23,84%.

Qu'elle a été notre action :

Elus en 2008, suite à l'audit des comptes de la commune, la dangerosité de ce type d'emprunt nous ayant été révélée.

Nous avons, dès 2008, interrogé Dexia.

La seule réponse que nous avons obtenue était que pour l'heure,
les risques n'étaient pas avérés (circulez rien à voir).

D'autres organismes bancaires contactés ont certes reconnu
la dangerosité de ce type de prêt mais nous ont fait
comprendre qu'ils avaient déjà fort à faire avec leurs
propres clients.

En 2009, nous avons donc multiplié nos demandes envers
Dexia.
Nous avons pu obtenir que le prêt Fix GBP soit, sans
rallongement de la durée d'amortissement ni pénalité,
ramené en zone euro, passant de 6 à 3 sur l'échelle de risque
dite de «Gissler». Si dans sa configuration initiale ce prêt aurait vu son taux d'intérêt exploser aujourd'hui sa dangerosité, pour l'instant est circonscrite.

Concernant le prêt Euro/CHF, malgré notre insistance,
aucune proposition de ce type ne nous a été faite.

Nous n'avons été destinataires que de propositions de sortie qui pour un capital restant dû de 3,5 millions d'euros, exigeait une
pénalité de sortie de + de 5 millions d'euros.


Négociation

Je passerai sur les détails de notre négociation avec Dexia pour en venir aux résultats
Concernant le prêt Euro/CHF, sans contrepartie d'aucune sorte, allongement de la durée ou paiement de soulte nous avons pu obtenir successivement de Dexia pour les échéances 2011, 2012, 2013 l'application d'un taux de 5,50% en lieu et place des 11 à 14 % contractuels.
Soit une non dépense de près d'un million d'€uros.

Mais Dexia a laissé place à la SFIL dans la gestion de nos contrats.
La SFIL a signifié son refus de négocier, devant une telle attitude il ne nous restait plus qu'à saisir les tribunaux compétents, ce que nous avons fait.

Nos arguments : notamment
Défaut de conseil
TEG absent
Abus de faiblesse

Nous attendons un premier avis pour mai juin de cette année ;
Je parle de premier avis car quelque soit le résultat je ne doute pas d'une demande en appel.


Réunion Publique du 27 février 2014 (1)



Continuons ensemble pour Villeneuve

Présentation Finances
Retouvez

ici

La présentation

jeudi 27 février 2014

Communiqué : Acteurs Publics Contre les Emprunts Toxiques

http://www.empruntstoxiques.fr/IMG/pdf/cp_2014_02_20_apcet_v2-2.pdf

Acteurs Publics Contre les Emprunts Toxiques 
attend la publication rapide du décret relatif au fonds de soutien

Deux mois après le vote de la loi de finances, l’Association attend la publication du décret d’application : les collectivités doivent savoir à quelle échéance elles sont susceptibles d’être aidées par le fonds. 

Faute d’une publication rapide, les 100 millions d’euros de l’année 2014 pourraient ne pas être débloqués avec novembre ou décembre voir même n’être que partiellement consommés cette année.

Concernant le contenu du décret, la préoccupation principale d’APCET est la mise en œuvre d’un mécanisme de transparence ou de mise en concurrence pour interdire un gonflement artificiel des soultes (Indemnités de remboursement anticipées) par les établissements bancaires et éviter que, in fine, le bénéfice du fonds soit absorbé par les établissements bancaires ou leurs contreparties financières.

Par ailleurs, une gestion souple du fonds est indispensable, ce qui implique d’autoriser diverses utilisations du fonds et pas uniquement un nouvel emprunt sur la totalité de la soulte : subventionnement des taux d’intérêt et gel provisoire des coupons, dilution du taux d’intérêt dans d’autres emprunts, etc. 

L’association demande également l’éligibilité au fonds des collectivités qui auraient signé des accords transactionnels début 2014 avant la publication du décret avec un établissement bancaire, ce qui aura un effet direct sur les négociations en cours ou suspendues. 

L'association est convaincue que ce fonds est outil utile qui, s’il est attractif, permettra de faire disparaître une partie significative des risques qui pèsent sur l’Etat comme sur les collectivités. 

Elle rappelle son opposition à toute nouvelle tentative de loi de validation rétroactive, dont ni la constitutionnalité ni l’utilité réelle ne sont établis. 
Contact Presse
Marjorie Aubert – 06 86 28 36 38

mercredi 26 février 2014

Fonds de soutien « emprunts toxiques » : « l’Etat est-il prêt à mettre en place rapidement un dispositif attractif ? »

http://www.lagazettedescommunes.com/222638/fonds-de-soutien-emprunts-toxiques-letat-est-il-pret-a-mettre-en-place-rapidement-un-dispositif-attractif/

Fonds de soutien « emprunts toxiques » : « l’Etat est-il prêt à mettre en place rapidement un dispositif attractif ? »

David Kupecek
David Kupecek
Pour la gazette.fr

Le Conseil constitutionnel a annulé le 29 décembre 2013 
la disposition de la loi de finances pour 2014 qui validait
rétroactivement les illégalités touchant au TEG 
des emprunts et aurait privé les collectivités de recours 
contre les emprunts dits toxiques pour ce motif.
Les juristes avaient mis en garde sur l’inconstitutionnalité de cette disposition trop large. On sait en outre que d’autres motifs justifient les demandes d’annulation de ces prêts : manœuvres dolosives destinées à vendre des produits spéculatifs à l’insu des souscripteurs, défaut de conseil.
Prenons l’exemple d’une commune de plus de 100 000 habitants parmi bien d’autres dans cette situation. Un seul emprunt hors charte Gissler grève son encours représentant moins de 14 % de celui-ci. Le taux d’intérêt des trois premières échéances reste maîtrisé, mais il pourrait se dégrader. Elle tient à sécuriser sa situation, avant tout par la négociation.
Elle doit finalement se résoudre à assigner la banque à l’été 2013 parce que le prêteur propose une sécurisation au prix d’une pénalité rédhibitoire, supérieure au capital restant dû. Celle-ci révélant en elle-même le niveau de risque spéculatif sous-jacent à l’emprunt.
Payer la pénalité serait revenu à payer au prix fort la volatilité et donc assumer à coup sûr le risque maximum estimé par le marché à l’instant « t ». Et aurait abouti à alourdir la dette.
L’annulation de cette disposition du PLF est protectrice des droits. Elle est aussi protectrice de la séparation des pouvoirs, surtout quand l’initiative de la disposition vient du principal détenteur du capital de la banque et touche des contentieux en cours.
Tout a été dit par la Cour des comptes et divers ouvrages sur la dérive qui a affecté l’ancien financeur des collectivités locales qui a voulu jouer dans la cour des banquiers d’affaires internationaux, tout en abusant d’une relation historiquement privilégiée avec les collectivités, sans que la gouvernance ni les contrôles n’évoluent en conséquence.
Une stratégie commerciale agressive a diffusé des options spéculatives prises sur les marchés dans les dettes des collectivités via des flux nouveaux et même dans les stocks de dette en place par le jeu des renégociations.
Chacun comprend que l’enjeu global estimé au moins à 10 milliards d’euros est sérieux. Le fonds de soutien voté en loi de finances offre une perspective de sortie de crise.
Les banques ne seront pas absentes du règlement du problème via la taxe sur le risque systémique.
On peut regretter que les établissements qui ont eux-mêmes vendu à la banque les options à risques dont les emprunts toxiques sont la contrepartie ne prennent pas leur part propre du fardeau mais une action dans ce sens est généralement considérée comme ayant peu de chance de prospérer, les engagements spéculatifs ayant été délibérément consentis entre établissements privés avertis.
Encore faudra-t-il que les modalités d’intervention du fonds ne crispent pas à leur tour les relations avec les collectivités.
La question principale est de savoir si l’Etat est prêt ou non à mettre en place rapidement un dispositif réellement attractif. S’il le faisait et traitait les plus gros encours toxiques de la SFIL, cela éteindrait la plus grande partie des contentieux. Et la validation ne serait pas nécessaire.


vendredi 21 février 2014

Les banques une nouvelle fois condamnées

Totalité de l'article :
http://cadtm.org/Emprunts-toxiques-Les-banques-une


Emprunts toxiques. Les banques une nouvelle fois condamnées

20 février par Patrick Saurin 
Royal Bank of Scotland contre Lille Métropole Communauté Urbaine                                                 Société Générale contre Société Minière Georges Montagnat                                                                                             
....  Ces deux arrêts sont riches d’enseignements. 
Ils démontrent que les banques appliquent indifféremment aux collectivités et aux entreprises une même politique commerciale d’offre de produits toxiques.
Ils mettent en évidence que les banques sont coupables des mêmes manquements : défaut d’information et défaut de conseil.
Ils soulignent la nature spéculative et risquée des produits structurés et dérivés proposés (reposant notamment sur le cours des monnaies ou des matières premières) que les banques font souscrire aux collectivités. Dans le cas de LMCU, les trois contrats de swapssouscrits par la communauté en 2007 supposés couvrir les risques de taux de prêts se sont révélés extrêmement dangereux. 
Ils révèlent au grand jour la vocation de ces produits qui n’est pas de couvrir les risques des acteurs publics ou privés qui les souscrivent, mais de rémunérer grassement les banques qui les leur proposent. Ainsi, l’emprunt souscrit en 2001 par LMCU avait déjà fait l’objet de 6 swaps, avant le nouveau contrat de swap passé en 2007.
La complexité des produits structurés et dérivés, l’opacité qui entoure leur mise en place, font ressortir que les banques prennent soin de dissimuler leur marge à leurs clients. Au vu de cette situation, le maintien du secret bancaire apparaît de plus en plus injustifiable.
Le jugement et l’arrêt que nous venons de présenter viennent s’ajouter à d’autres décisions favorables pour les collectivités. La jurisprudence qui se construit doit encourager les acteurs publics locaux et les collectifs de citoyens à poursuivre et à intensifier leur légitime lutte contre les banques qui ont commercialisé des emprunts toxiques.






samedi 15 février 2014

Emprunts toxiques…encore un effort !

http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=83308

Emprunts toxiques…encore un effort !



Le Parlement a voté dans le cadre de la loi de Finances un fonds de soutien aux collectivités locales victimes d’emprunts toxiques de 1,5 milliard d’euros sur 15 ans.
Ce fonds de soutien est particulièrement attendu par les collectivités locales. Néanmoins, il ne faudrait pas que le décret d’application soit un frein au soutien de l’Etat en direction des collectivités locales.

Alors que le décret d’application est presque finalisé et sera prochainement soumis au Comité des Finances Locales, il convient de rappeler quelques principes :

Le fonds de soutien doit régler d’abord les cas des emprunts les plus à risque sans autre critères financiers. Il est inacceptable que, parce que la municipalité d’Asnières qui a fait des efforts de gestion depuis 6 ans, soit pénalisée en bénéficiant moins du fonds de soutien au motif qu’elle peut réduire ses autres dépenses ou augmenter ses impôts. Ce n’est pas à Bercy de décider qu’il faut supprimer une crèche à Asnières !

Il est inacceptable que les hauts fonctionnaires de Bercy qui géreront ce fonds de soutien soient payés sur ce même fonds de soutien. La totalité des 100 millions d’euros pendant 15 ans doit servir uniquement à aider les collectivités locales à sortir des emprunts toxiques.

Le décret doit permettre la totale transparence des indemnités de remboursement anticipées en interdisant clairement aux banques de se surfacturer des marges pour s’enrichir à nouveau sur le dos des collectivités locales. La transparence des informations financières est indispensable pour renouer la confiance des collectivités envers les banques. 

Le décret doit être publié sans délai pour que les premiers contrats puissent être soldés et sécurisés avant la fin de l’année. L’Etat ne doit pas jouer la montre pour gagner 100 M€ comme il a essayé de la faire sur le fonds de soutien 2013. 

En rédigeant un décret restrictif par rapport à la loi de Finances 2014, l’Etat prendrait le risque que les collectivités n’entrent pas dans la démarche transactionnelle et continuent leurs contentieux car les chances de victoire devant la justice peuvent être autrement profitables qu’une négociation truquée dans le seul intérêt de l’Etat actionnaire de la SFIL.

Enfin, il est hors de question d’essayer de remettre sur la table une nouvelle loi de validation des TEG non mentionnés ou erronés. L’Etat ne doit pas passer en force alors que ce passage a déjà été sanctionné par le Conseil Constitutionnel.
Cet acharnement ridiculiserait l’action de l’Etat.

mercredi 12 février 2014

Emprunts toxiques : une grande écoute du juge...

http://www.juritravail.com/Actualite/information-cabinet/Id/119631

Le premier dossier du cabinet ASR AVOCATS sur les emprunts toxiques : une grande écoute du juge


Les premiers dossiers d'emprunt en francs suisses commencent à être plaider devant le juge.
Le cabinet ASR AVOCATS a pu plaider le premier dossier qui lui avait été confié en janvier 2014.
Lors de l'audience de plaidoirie, le Juge s'est intéressé de près au dossier et avait préalablement étudié très minutieusement les argumentaires respectifs des emprunteurs et de la banque.
Le Juge, en expliquant la jurisprudence très jeune et mitigée inhérente à ce type de contentieux, a soulevé de vrais problèmes juridiques qui restent aujourd'hui sans réponse tels que l'évaluation du préjudice qui au moment du procès reste incertain (car le taux de change fluctue sans cesse).
Le Juge a écouté très attentivement la défense des emprunteurs.
Un grand espoir pour une nouvelle décision en faveur des emprunteurs trompés...
Par Maître Anne-Sophie RAMOND